La self défense

Fuire

Conception de la self-défense

Certains pratiquants considèrent que la self-défense ne peut être exploitée en tant que discipline sportive ; d’autres veulent démontrer le contraire en proposant une foule de compétitions et des championnats.

Les disciplines martiales dites de self-défense qui ont rejoint les fédérations delegataires ont créé des katas et des bunkais (des chorégraphies de combat) ou des shadows-boxing pour rentrer dans leur moule fédéral.

D’autres encore considèrent que cela ne constitue pas une valeur ajoutée à la selfdéfense, que cela n’a pas lieu d’être en regard de la finalité de la self-défense : se protéger dans la rue. C’est le choix de M.A.D.MAX.

Toujours, il s’agira d’un parti pris que chacun pourra rationaliser (les arguments ne manquent pas !) ou justifier (les historiques martiaux en tous genres sont légion !). Voir midi à sa porte est le propre de tout adepte martial, il est donc juste de respecter le droit à la différence des points de vue et des pratiques.

La self-défense a pour destination de pouvoir se protèger physiquement contre une agression “civile” urbaine ou rurale. Elle n’a aucunement besoin de polémiques parce qu'elle procède par elle-même, évoluant et s'enrichissant de la créativité de ses pratiquants, sportifs, non sportifs. Les uns comme les autres se trompent s'ils veulent imposer leurs prérogatives, centralisatrices ou historiques.

Respecter les choix de chacun, vivre ses propres choix, cela seule est la voie/DO, c’est le choix de la self-dÅfense M.A.D.MAX. Il est donc inutile de s’interroger afin de découvrir une self-défense qui serait authentique. Si tel était le cas, on serait en droit de se poser quelques questions :

Laquelle est-ce ? De quel pays provient-elle ? À quel moment l'a-t-elle été, etc. ? Des questions qui n’ont jamais trouvé de réponse et n’en trouveront pas parce que l'origine des arts de défense est multiple, constituée d'un maillage complexe de provenances géographiques et culturelles, de pratiques généralistes ou spécialiées, d'expérimentations concrètes sur les champs de bataille et de maîtres de diffèrentes importances.

Qu’on la qualifie de discipline, de style, de système, de méthode, d’école, d’académie, d’institut ou autre encore, une chose est sûre, elle puise ses racines dans la réalité des agressions qui ont fait appel à des techniques défensives létales (mortelles) ou tout au moins incapacitantes. Ses principes sont fondés sur des habiletés motrices simples qui visent à mettre hors d'état de nuire un ou plusieurs adversaires, le plus vite possible, le plus efficacement possible, par tous les moyens possibles (mains nues, armes, objets divers utilisés comme armes).

Dans un combat pour la survie, l’enjeu est de ne pas mourir, le but est d'éliminer la menace avant qu’elle ne nous élimine. Argument imparable, la self-défense est diamétralement opposée à celle des sports de ring ou de tatami pour lesquels le spectacle est important, il faut donc prolonger l'evénement un certain temps sans pour autant détruire les pratiquants puisque tout club a besoin de fidéliser ses adhérents…

Héritage du close-combat, la self-défense au plan civil est conçue avec l'état d’esprit d’être efficace en s’inscrivant dans le cadre de la légitime défense qui est simultanément sa référence morale, sa clé de voâte. Attention, la loi sur la légitime défense peut varier d’un pays à un autre, au sein même des pays européens, sansbparler des lectures contextuelles qui peuvent en être faites par les magistrats. Il fautbdonc être le mieux informé en ces choses.

La self-défense se caractérise par les points suivants :  Elle se fonde sur la réalité dans la rue.  Elle est applicable à distance courte et à distance longue.  Elle est applicable sur un agresseur qui résiste vraiment.  Elle est applicable sur un agresseur plus grand et plus lourd que soi.  Elle est applicable en vêtements civils, du maillot de bain au manteau d’hiver.  Elle est applicable sur du dur et sans protection.  Elle est efficace en défense un contre un.  Elle peut être efficace contre un agresseur armé.  Elle peut être efficace contre deux agresseurs voire plus.  Elle exclut le temps mort entre l’agression et la première riposte.  Elle exige un enchaînement de plusieurs coups.  Elle s’appuie sur une três vive réactivité. dans l'instant du premier assaut.

4.1 Self-défense : réalisme et efficacité La self-défense consiste à se protéger et se défendre physiquement etbpsychologiquement grace à des techniques défensives. Sa fonction est strictementbutilitaire et se résume à de l'autodéfense dans le strict cadre de la loi sur la légitime défense . Concrètement, elle a pour finalité de neutraliser, blesser ou tuer un agresseur (Attention, toujours dans le cadre de la légitime défense !). Elle exige pragmatisme, efficacité tactique, tactile et technique en combinant les techniques anciennes (notamment celles contre les armes blanches) et les techniques modernes (en particulier celles contre les armes à feu). La pratique à mains nues a pour limites : la morphologie humaine, le sens tactique, la capacité de réactivité, la précision du geste, la maitrise contre les armes (couteau, bäton, matraque…) mais aussi les lois morales et sociales.

La self-défense apprend à manipuler des techniques de combat de manière défensive et réactive pour faire face à une situation d’agression physique. Comme son objectif est de pouvoir vaincre l’agresseur en faisant cesser l'attaque le plus rapidement et avec le moins de dommages corporels possibles, sans être contraint, blessé ou tué. La self-défense est donc une arme défensive de survie.

On parle ici de défense “réelle” (l’agression physique) dans un contexte “réel” jusqu'à envisager l'option ultime contre une agression létale, mortelle (matraque, couteau, pistolet…). Une défense qui développe le sens de la riposte, de la résistance active, de la “défense agressive” avec pourtant (et c’est tant mieux) le souci du contrôle à l'impact. La self-défense vise l'efficacité immédiate et pour y parvenir, elle conjugue trois domaines :  Un code moral (au mieux, une éthique qui implique nécessairement une maitrise de soi, un self-control, au minimum l’application de la loi sur la legitime défense).  Des tactiques (des mouvements d’anticipation, de feintes, d’esquives, de vigilance).  Des techniques (des moyens physiques : coups, clés, renversements) pour faire face à une attaque lorsqu'on est menacé et désarmé. Elle s'adapte aux situations d'agressions debout et au sol (mais tout faire pour éviter de chuter), à mains nues ou avec armes et contre les armes dans des environnements variés : en extérieur, en intérieur, dans un lieu clos, dans un lieu exigu (escalier, ascenseur, couloir, cave…), par beau ou mauvais temps (soleil, chaleur, pluie, froid, neige, vent…). Elle est conçue pour faire face à deux types d'agression physique :  L'agression imprévisible et spontanée, agression soudaine et subite qui peut çtre perpétrée à tout moment, en tout lieu et parfois sans raison.  L'agression prévisible, anticipée, détectée à l'avance qui laisse le temps de se préparer psychologiquement et physiquement afin de la gérer au mieux. Ces agressions prennent deux formes :  L'agression effectuée à distance sans saisie, avec coup de poing et/ou coup de pied, attaque avec une arme (matraque, couteau…).  L'agression effectuée par saisie de face (par devant), de dos (par l'arrière), sur le côté avec saisies de bras, du buste (encerclement), de la tête, étranglement, saisie avec coup de poing, etc.

454.2 Perte de ses moyens au cours de l’agression

Lors d’une agression surgissent à toute vitesse des questions confuses qui souvent n’ont pas de réponse car le cerveau est perturbé émotionnellement. La surprise et la rapidité de l’agression consument le souffle, l’énergie de la riposte et la conscience de la réalité. La victime bascule en un instant dans un monde irréel dans lequel toutes ses perceptions sont modifiées et altérées. On appelle cela l’effet tunnel qui est une perception de plus en plus réduite de la réalité et se résume à des sensations de corps a corps au ralenti. Pour faire simple, quatre types de réactions troubles se manifestent peuplées d’interrogations ou de pensées basiques : 4.2.1 Hésitations :  Est-ce que je vais m’en sortir ou pas ?  Est-ce qu'il vaut mieux que je fasse ça ou plutít ça ?  Est-ce que je cède ou je résiste ? 4.2.2 Peurs et les inquiétudes :  L’agresseur veut-il me tuer ?  Est-ce que je vais pouvoir réagir ?  Est-ce que je vais pouvoir supporter longtemps ses coups ? 4.2.3 Distractions :  Ma mère m’attend, elle va s’inquiéter.  J’aurais du prendre un autre chemin.  Je ne serai jamais à l’heure à mon rendez-vous. 4.2.4 Cognition / complications techniques : Il m’étrangle, comment faire pour me libérer ? C’est un cogneur, comment vais-je me protéger ? Il est trop souple, comment faire pour le stopper ?

Survie

« Old Minnesota wisdom: if you don’t wanna be touched, look downright untouchable. » – MacGyver

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  • Dernière modification : 2025/12/31 19:28
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