Chapitre 11: Choisissez votre travail au lieu de le laisser choisir à votre place. On travaille pour devenir quelqu'un, pas pour acquérir quelque chose. ? Esther Hubbard. Tôt ce matin-là, Cari, directeur d'un magasin de détail, poussa la pile de factures qui encombrait la porte d'entrée. “Encore un jour de travaux forcés”, marmonna-t-il en entrant. Un peu plus tard dans la matinée, je tombai sur lui dans un café et nous nous mîmes à parler de nos vies. Je lui demandai ce qu'il pensait de cette phrase: “Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent.” “Ha, ha, très drôle !”, répliqua-t-il immédiatement. “On peut compter sur les doigts de la main le nombre de gens qui travaillent pour le plaisir, pas pour l'argent. Je viens de recevoir de grosses factures à payer.” Est-ce votre cas ? Êtes-vous content de votre travail ou bien est-ce que vous travaillez seulement pour payer les factures ? Êtes-vous satisfait de la manière dont vous passez vos quarante heures et plus de travail hebdomadaire ? Est-ce que vous diriez que vous êtes mené par la passion ou par le sens du devoir ? Avez-vous l'impression de faire quelque chose d'utile ? Sur une échelle de un à dix, à combien évaluez-vous votre degré de satisfaction? Si vous n'êtes pas entièrement satisfait, c'est peut-être parce que vous n'avez pas choisi ce que vous faites, que vous êtes tombé dessus par hasard. Maintenant, vous essayez de faire une croix sur vos rêves sérieusement compromis et vous vous dites: “Je n'aurai pas mieux. Ce n'est pas terrible, mais au moins, j'ai du travail”. Dans la vie professionnelle de la majorité des gens, il y a quelque chose qu'ils aimeraient changer. Ce chapitre est consacré aux traits négatifs concernant le travail et au meilleur parti à tirer de ses talents innés. Sherlock Holmes sur la trace des traits négatifs. Il est temps de reprendre le rôle du détective. Réfléchissez aux traits négatifs et aux messages que vous avez appris. Cochez les cases qui s'appliquent à vous. - workaholic: obsédé par le travail - travaille seulement pour payer les factures - se sent insignifiant : incompris - se sent coincé dans son travail - stressé, au bout du rouleau - accepte trop les compliments - le travail est la chose la plus importante dans la vie - le travail est plus important que la famille et les amis - dévalue le succès ; la réussite - manque d'initiative - trop ambitieux - abuse du pouvoir que lui donne sa position - n'accepte jamais les responsabilités - joue le jeu du pouvoir - perfectionniste, jamais satisfait - perd fréquemment son travail; se fait renvoyer - a peur de faire des fautes - a peur du succès Qu'avez-vous découvert sur vous-même et votre comportement au travail ? Si vous êtes capable de reconnaître avec franchise votre traits négatifs, vous pouvez commencer à enlever les briques qui composent le mur qui vous emprisonne. Si, parmi ces traits négatifs, il y en a de particulièrement frustrants, il se peut que vous ayez besoin de les exprimer. Notez-les par écrit avec un commentaire sur votre ras-le-bol. Obsédé par le travail. Steve, directeur d'une grande compagnie d'assurance, comprit un jour à quel point il était accro du travail. En vacances au bord de la mer avec sa famille, ses enfants lui avaient demandé pourquoi il avait emmené tant de dossiers. En regardant les rapports financiers empilés dans le séjour de la villa, il se demanda comment le travail avait réussi à prendre le pas sur sa vie de famille et sa capacité à se détendre. Qui plus est, il avait l'impression que les trente années à venir étaient planifiées : l'emprunt à rembourser, sa retraite à prévoir et les études de ses enfants à payer. Même s'il gagnait bien sa vie, il avait l'impression que ce n'était jamais assez. Il sombra dans la dépression parce qu'il perdait le contrôle et n'avait plus le plaisir de vivre. Il se sentait pris au piège. Finalement, il réussit à échapper à son obsession du travail et à sa dépression. Pour ses collègues, le changement fut si remarquable qu'ils parlèrent désormais de l'“ancien Steve” et du “nouveau Steve”. Il ne s'était jamais plaint de son stress et lorsqu'il commença consciemment à lâcher prise au cours d'une séance, il éclata en sanglots et explosa de rage. En exprimant sa tension à la fois physique et mentale, il s'ouvrit à de nouvelles perspectives et fut beaucoup moins tendu quant à sa charge de travail. Il délégua une partie de son travail aux cadres dirigeants, compétents et efficaces, sans craindre qu'ils sèment la pagaille. Au final, l'atmosphère au bureau devint plus détendue et plus ouverte à de nouvelles perspectives. L'attitude des gens au travail peut changer rapidement. Ironie du sort, alors que le monde industrialisé n'a jamais été aussi riche, on passe de plus en plus de temps au travail au lieu d'utiliser cette richesse pour profiter de son temps libre. Aujourd'hui, les gens définissent leur situation sociale par leur activité professionnelle. Autrefois, demander à quelqu'un lors d'une première rencontre : “Que faites-vous dans la vie?” était considéré comme une faute de goût. Aujourd'hui, ce serait bizarre de ne pas le faire. La question importante, c'est “qui êtes vous ?”. Mais pour suggérer qu'on a du succès, on utilise une phrase du type: “J'ai beaucoup de travail en ce moment, je suis complètement débordé”, alors qu'en fait, on maîtrise parfaitement la situation. On raconte qu'on a du succès, qu'on est très demandé. Admettre qu'on se la coule douce, qu'on a du temps libre implique que d'une certaine manière, on manque à toutes ses responsabilités. Il existe une sorte d'accord tacite selon lequel personne ne veut arrêter la morne routine de la vie. Conditionnés par la rapidité, les innombrables interactions et les exigences du travail, un nombre croissant de gens
désormais de l'“ancien Steve” et du “nouveau Steve”. Il ne s'était jamais plaint de son stress et lorsqu'il commença consciemment à lâcher prise au cours d'une séance, il éclata en sanglots et explosa de rage. En exprimant sa tension à la fois physique et mentale, il s'ouvrit à de nouvelles perspectives et fut beaucoup moins tendu quant à sa charge de travail. Il délégua une partie de son travail aux cadres dirigeants, compétents et efficaces, sans craindre qu'ils sèment la pagaille. Au final, l'atmosphère au bureau devint plus détendue et plus ouverte à de nouvelles perspectives. L'attitude des gens au travail peut changer rapidement. Ironie du sort, alors que le monde industrialisé n'a jamais été aussi riche, on passe de plus en plus de temps au travail au lieu d'utiliser cette richesse pour profiter de son temps libre. Aujourd'hui, les gens définissent leur situation sociale par leur activité professionnelle. Autrefois, demander à quelqu'un lors d'une première rencontre : “Que faites-vous dans la vie?” était considéré comme une faute de goût. Aujourd'hui, ce serait bizarre de ne pas le faire. La question importante, c'est “qui êtes vous ?”. Mais pour suggérer qu'on a du succès, on utilise une phrase du type: “J'ai beaucoup de travail en ce moment, je suis complètement débordé”, alors qu'en fait, on maîtrise parfaitement la situation. On raconte qu'on a du succès, qu'on est très demandé. Admettre qu'on se la coule douce, qu'on a du temps libre implique que d'une certaine manière, on manque à toutes ses responsabilités. Il existe une sorte d'accord tacite selon lequel personne ne veut arrêter la morne routine de la vie. Conditionnés par la rapidité, les innombrables interactions et les exigences du travail, un nombre croissant de gens déclarent qu'ils s'ennuient à la maison. Finalement, ils se plaignent que pour eux, il n'est pas essentiel de rentrer chez eux. Leur confiance en eux dépend de leur travail et de l'argent qu'ils gagnent. Comment ont-ils pu en arriver là ? La société établit des normes et on essaie d'y satisfaire. Dans le monde industrialisé, la norme est de travailler dur et de bien gagner sa vie. Des normes qui ne sont pas en vigueur dans le Pacifique sud ! En conséquence, on ne peut pas en déduire que ces normes sont innées au genre humain. Si on a l'impression que la vie est vide de sens, il faut s'arrêter et regarder autour de soi pour faire un bilan. Encadré: Check-up de votre vie professionnelle. Pour analyser en détail votre vie professionnelle, vous devez contrôler les quatre aspects de la Quadrinité. - Aspect émotionnel: Comment vous sentez-vous dans votre vie professionnelle ? Heureux et satisfait, ou triste, déprimé et très irritable? Au bout du rouleau ? Pensez à la part de vous qui aime se comporter comme un enfant, joyeux et spontané. Dans quelle mesure cette part de vous est-elle épanouie ? - Aspect intellectuel : Que pensez-vous de votre travail ? Est-ce un défi ? y apprenez-vous des choses nouvelles, entouré de gens stimulants et développant des idées nouvelles? Ou faites-vous toujours la même chose? Vous avez appris à bien faire votre travail et vous pourriez vous mettre sur pilote automatique toute la semaine. Ou bien votre esprit est super actif et vous commencez à être super stressé. - Y a-t-il un équilibre entre le besoin de stimulation de votre esprit et ce qui intéresse l'aspect émotionnel de votre Enfant
déclarent qu'ils s'ennuient à la maison. Finalement, ils se plaignent que pour eux, il n'est pas essentiel de rentrer chez eux. Leur confiance en eux dépend de leur travail et de l'argent qu'ils gagnent. Comment ont-ils pu en arriver là ? La société établit des normes et on essaie d'y satisfaire. Dans le monde industrialisé, la norme est de travailler dur et de bien gagner sa vie. Des normes qui ne sont pas en vigueur dans le Pacifique sud ! En conséquence, on ne peut pas en déduire que ces normes sont innées au genre humain. Si on a l'impression que la vie est vide de sens, il faut s'arrêter et regarder autour de soi pour faire un bilan. Encadré: Check-up de votre vie professionnelle. Pour analyser en détail votre vie professionnelle, vous devez contrôler les quatre aspects de la Quadrinité. - Aspect émotionnel: Comment vous sentez-vous dans votre vie professionnelle ? Heureux et satisfait, ou triste, déprimé et très irritable? Au bout du rouleau ? Pensez à la part de vous qui aime se comporter comme un enfant, joyeux et spontané. Dans quelle mesure cette part de vous est-elle épanouie ? - Aspect intellectuel : Que pensez-vous de votre travail ? Est-ce un défi ? y apprenez-vous des choses nouvelles, entouré de gens stimulants et développant des idées nouvelles? Ou faites-vous toujours la même chose? Vous avez appris à bien faire votre travail et vous pourriez vous mettre sur pilote automatique toute la semaine. Ou bien votre esprit est super actif et vous commencez à être super stressé. - Y a-t-il un équilibre entre le besoin de stimulation de votre esprit et ce qui intéresse l'aspect émotionnel de votre Enfant intérieur ? Les enfants sont tellement plongés dans leurs jeux qu'ils disent qu'ils sont complètement emportés. Pour eux, le temps et la distraction n'existent pas. Est-ce qu'il y a des moment durant le travail où vous êtes complètement emporté ? Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui vous fait courir ? Pouvez- vous intégrer votre intérêt personnel dans votre vie professionnelle ? - Aspect spirituel : Êtes-vous en harmonie avec votre vision et votre objectif supérieurs ? Demandez-vous de l'aide à Dieu ou à une instance supérieure en matière de travail ? Avez-vous l'impression qu'à certains égards, vous léguerez aux jeunes générations un monde plus riche ? - Aspect physique: Comment votre corps réagit-il au travail ? Le matin, est-ce que vous partez de chez vous avec entrain et vous vous sentez en forme toute la journée ? Le travail peut avoir des effets dramatiques sur la santé. La plupart des infarctus se passent le lundi matin entre huit et neuf heures. C'est ce qu'on appelle le “syndrome du parking”. Avez-vous remarqué des symptômes physiques qui pourraient venir du travail : maux de tête fréquents, indigestions, mal au dos ? Vous sentez-vous souvent fatigué ou avez-vous du mal à vous endormir? Maintenant que vous disposez de ces informations sur vous, êtes-vous prêt à remonter aux racines de ce qui doit changer? Transformez votre vie professionnelle. Avez-vous l'impression que vous pouvez transformer votre vie professionnelle? Il se peut que vous ayiez longtemps nourri le
intérieur ? Les enfants sont tellement plongés dans leurs jeux qu'ils disent qu'ils sont complètement emportés. Pour eux, le temps et la distraction n'existent pas. Est-ce qu'il y a des moment durant le travail où vous êtes complètement emporté ? Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui vous fait courir ? Pouvez- vous intégrer votre intérêt personnel dans votre vie professionnelle ? - Aspect spirituel : Êtes-vous en harmonie avec votre vision et votre objectif supérieurs ? Demandez-vous de l'aide à Dieu ou à une instance supérieure en matière de travail ? Avez-vous l'impression qu'à certains égards, vous léguerez aux jeunes générations un monde plus riche ? - Aspect physique: Comment votre corps réagit-il au travail ? Le matin, est-ce que vous partez de chez vous avec entrain et vous vous sentez en forme toute la journée ? Le travail peut avoir des effets dramatiques sur la santé. La plupart des infarctus se passent le lundi matin entre huit et neuf heures. C'est ce qu'on appelle le “syndrome du parking”. Avez-vous remarqué des symptômes physiques qui pourraient venir du travail : maux de tête fréquents, indigestions, mal au dos ? Vous sentez-vous souvent fatigué ou avez-vous du mal à vous endormir? Maintenant que vous disposez de ces informations sur vous, êtes-vous prêt à remonter aux racines de ce qui doit changer? Transformez votre vie professionnelle. Avez-vous l'impression que vous pouvez transformer votre vie professionnelle? Il se peut que vous ayiez longtemps nourri le rêve de créer votre propre entreprise, mais que vous n'en ayiez pas eu le courage. Qu'est-ce qui vous a arrêté ? C'est normal d'être inquiet devant un défi de cette envergure, mais le problème est sans doute plus profond que la simple peur de sauter le pas. Il faut aller jusqu'aux racines qui se trouvent dans le terreau familial. Après les avoir déterrées, vous serez libre d'aller dans la direction que vous avez choisie. Si vous avez des difficultés à imaginer un changement, repensez d'abord aux messages et croyances que vous avez entendus sur le travail durant votre enfance. Avez-vous remarqué que votre père passait plus de temps au bureau qu'en famille ? Cela vous a amené à croire que le travail est plus important que vous, la famille ou n'importe quoi d'autre. A-t-il gardé toujours le même travail ? Est-il resté dans le même domaine d'activité malgré ses plaintes continuelles ? Résultat des courses: vous ne vous êtes jamais demandé si vous étiez capable de changer de travail et vous avez appris à supporter la situation. En fait, vous n'avez jamais remis en question la “règle” du travail qui semble inscrite de manière indélébile dans votre système de croyances familiales. Si vous avez déjà découvert des traits négatifs parmi l'ensemble des messages et des croyances, prenez-en note pour travailler dessus de la manière suivante. Une fois connecté avec la charge émotionnelle qui entoure le trait, par exemple la frustration, la colère ou le ressentiment, choisissez un mode d'expression pour laisser sortir la charge Vous savez peut-être déjà que le mode d'expression qui vous convient le mieux, c'est de taper dans un coussin, ou de courir, de danser ou d'écrire tout simplement dans votre journal intime.
Concentrez-vous sur un trait négatif à la fois et veillez à dresser une barrière entre le trait et vous. “J'en ai assez”, criez-vous. “Je n'en veux plus dans ma vie.” Libéré de cette charge émotionnelle, vous constaterez que l'emprise de ce trait se relâche, ou même qu'elle est complètement cassée. Il faut changer de croyance pour changer réellement sa vie professionnelle. Pour planter la graine des changements supplémentaires, repensez au type d'employé qu'était votre père, votre mère (si elle travaillait). S'agissait-il d'une grande ou d'une petite entreprise, d'une affaire familiale ou d'une multinationale ? Travaillaient-ils dans le secteur public ou dans le privé? Etaient- ils employés dans l'industrie, dans le secteur des prestations de service, la finance ou à l'université ? Et vous aujourd'hui ? Voyez-vous des parallèles avec votre situation professionnelle ? Leur type de travail a peut-être influencé le vôtre. Si vous n'êtes pas satisfait de votre situation professionnelle, voici ce que vous pouvez faire pour changer les choses. Entrez en contact avec la charge émotionnelle qui vous affecte. Exprimez-la ensuite et faites-la sortir. Vous n'êtes pas seulement en train de régler le conflit intérieur sur le pourquoi et le comment de votre travail, mais vous “retournez” aussi le message à l'envoyeur qui vous impose un certain type de vie professionnelle. Vous avez peut- être observé en vous certaines attitudes en matière de travail qui remontent à votre enfance, mais vous n'êtes pas obligé de les transférer dans votre vie d'adulte. Il y a des types de formation qui présentent certains avantages quand vous cherchez du travail et que vous n'avez peut-être jamais considérés comme un atout. Janine qui travaille dans une agence pour l'emploi, m'a raconté comment elle interviewe les gens qui postulent pour un travail de vendeur. “Je leur demande quel était leur standard de vie dans leur enfance. S'ils disent que c'était plutôt dur, je sais qu'ils seront plus “voraces” et qu'ils travailleront dur pour vendre. S'il n'ont connu aucune épreuve, ils seront probablement beaucoup trop mous!” De la même manière, les enfants de parents entrepreneurs, habitués aux risques, sont souvent des gens qui créent leur propre affaire. Si vous avez des racines saines, entretenez-les. Elles grandiront et porteront des fruits. Si vous vous sentez coincé dans votre vie professionnelle et que vous se savez pas pourquoi, prenez l'ascenseur et descendez pour découvrir ce qui vous retient “en bas” et ce que vous pouvez faire pour changer. Encadré L'ascenseur. Posez-vous la question : quels sont les traits négatifs qui m'empêchent de me sentir content de mon travail ? Gardez cette question en mémoire pour l'instant. Vous pouvez formuler la question avec vos propres mots pour la personnaliser. Imaginez un ascenseur en face de vous. Entrez dedans et cherchez sur la plaque de commande le bouton correspondant à votre question. Appuyez sur le bouton. L'ascenseur descend sept étages, traversant les années et les différents niveaux de votre conscience. L'ascenseur s'arrête, les portes s'ouvrent et vous sortez. Il y a une scène ou une photo ou une sorte de flash-back. Regardez bien. Qu'est-ce qui se passe ? Qui est là ? Que faites- vous ? Que pouvez-vous apprendre?
Voici l'histoire de Sylvie. En faisant cet exercice, vous changez le scénario intérieur qui met en scène votre vie. Vous pourrez ensuite avancer et changer d'environnement professionnel. Vous ressentirez peut-être la nécessité de simplifier le vôtre. Personnellement, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui désire travailler dans une entreprise plus grande ou passer plus de temps au bureau! Si c'est votre cas, quel est le premier pas que vous pourriez entreprendre aujourd'hui pour que votre rêve se rapproche un peu plus de la réalité ? Quelle importance a exactement le travail ? Pour cet exercice, Sylvia s'imagina qu'elle remontait dans le passé. Quand la porte de l'ascenseur s'ouvrit, elle se retrouva à l'âge de sept ans marchant dans le couloir qui menait au bureau de son père. La pièce était beaucoup plus petite qu'elle ne l'avait imaginée, entourée d'une vingtaine d'autres bureaux disséminés dans une grande pièce remplie d'ordinateurs et de téléphones. Son père eut l'air plutôt gêné et Sylvia se sentit mal à l'aise face à son père. En faisant le bilan de cette visualisation, Sylvia dit qu'elle avait appris deux choses: elle avait eu premièrement l'impression que le travail n'est pas fait pour rendre heureux, et deuxièmement qu'au travail, chacun n'est qu'un petit rouage parmi d'autres dans une énorme machine. Je lui demandai si elle désirait reprendre l'ascenseur pour changer le scénario de sa vie. Elle me dit oui. Cette fois-ci, elle s'imagina qu'elle se promenait avec son père et lui disait : “Pourquoi est-ce qu'on n'irait pas dans le bureau de ton chef?” Ils se rendirent dans une pièce somptueuse au bout d'un long couloir. La vue était splendide. Ils prirent place dans le bureau de l'employeur de son père pour bavarder un peu. Dans cette scène, Sylvia demanda au patron si son père pouvait faire quelque chose d'autre. Le directeur répondit qu'en fait, son père travaillait en dessous de ses capacités, qu'il ferait mieux de partir et de chercher un poste de consultant dans une autre entreprise. Il serait mieux payé et grimperait plus rapidement les échelons. “Comment pouvez-vous le savoir ?”, lui demanda Sylvia. “Parce que c'est aussi ce que je vais faire !”, lui répondit le directeur. À la fin de sa visualisation, Sylvia se tourna vers son père et lui dit: “Prends-en note!” Voir les choses de cette manière montra à Sylvia qu'elle n'avait pas besoin de garder éternellement le même travail. Elle travailla avec moi non seulement sur l'aspect du courage nécessaire pour chercher un nouveau travail, mais aussi pour mieux “se vendre”. Nous avons travaillé ensemble à la fois sur sa visualisation et sur sa confiance en elle jusqu'au jour où elle décrocha un boulot de rêve directrice d'un studio d'animation où elle pourrait combiner son amour de l'art et ses compétences commerciales. Changez d'attitude envers l'autorité. Le chef ne force par ses collaborateurs à le suivre, il les invite à un voyage. Charles Lauer. Si vous êtes suffisamment sûr de vous pour communiquer vos besoins à votre chef, vous êtes sans doute capable d'effectuer des changements profonds dans votre vie. Vous n'attendez pas que les choses se passent. Vous allez plus loin et vous vous imaginez dans le rôle du chef. Qu'est-ce que vous ressentez ? Naturellement, vous serez récompensé. Si vous êtes à l'aise dans une position qui vous confère certains pouvoirs, cela signifie que la société, en particulier le monde des affaires, vous inondera d'argent et d'honneurs. Ceux qui se montrent à la hauteur de ce défi ne sont pas nombreux, justement parce qu'on associe souvent cette position avec le danger de “passer la tête par-dessus le garde-fou” et de devenir la cible de la critique. En Australie, on appelle cela le “syndrome du grand coquelicot”. Si vous êtes au milieu des coquelicots, vous serez à la hauteur des autres. La morale de l'histoire : restez médiocre et vous serez intégré. Êtes-vous prêt à vous démarquer des autres ? Naturellement, il y a d'autres problèmes qui entrent en jeu dans le rôle du patron. La capacité à donner des ordres clairs, à motiver ses collaborateurs, à définir des objectifs précis et à saisir les opportunités font partie des qualités requises. Mais n'oubliez pas les facteurs sous-jacents: ceux qui sont de bons chefs n'ont pas de problèmes d'autorité. Ceux qui remettent en question l'autorité et se méfient d'elle, ne feront jamais de bons chefs. Qu'est-ce qui vous retient? C'est le moment de vérifier s'il y a des traits négatifs qui vous empêchent d'envisager pour vous-même le rôle de chef. Si vous souhaitez avoir plus de pouvoir de décision au travail, vous ne pouvez pas renier ce que vous ressentez, ni ce que vous pensez en votre for intérieur. Cochez ou notez mentalement quelles cases s'appliquent à vous. Vous pourrez ensuite passer à leur transformation. Traits négatifs concernant l'autorité : - peur de l'autorité - haine de l'autorité - soumis; accommodant; abandonne facilement - sape l'autorité - sème la discorde; “eux contre nous” Issues de l'horizon familial et renforcées par l'école, les attitudes négatives envers l'autorité sont fréquentes. Ceux qui détiennent le pouvoir sont les méchants. En restant dans le camp des perdants, on peut au moins conserver son sentiment de fierté. On a besoin d'eux pour s'opposer. Pour beaucoup de gens, l'autorité est représentée par une personne qui fait peur et à laquelle il faut obéir. À cause de cette peur, on perd son sens de l'autorité et sa capacité à “être l'auteur” de sa propre vie. On se soumet à quelqu'un qui a plus de pouvoir, d'argent, un statut social plus élevé, et on oublie qu'on a un droit de réponse. À cause du manque d'estime de soi, en association avec les traits familiaux très forts de capitulation face aux parents, on devient des exécutants. En fin de compte, l'autre face de la peur ou de la méfiance vis-à-vis des patrons, c'est l'“exagération de l'autorité”. Les bons chefs sont comme les bons parents. Ils croient en ceux qui les entourent et leur font confiance. Ils encouragent leurs collaborateurs à apprendre et à développer leurs potentialités. Ils sont au service de leur position au lieu d'en abuser pour montrer qu'ils sont meilleurs et plus puissants que les autres. Comme les mauvais parents, les mauvais chefs abusent de leur position et deviennent des tyrans. Jamais certains d'être appréciés pour eux-mêmes, d'avoir la confiance de leurs collaborateurs, ils utilisent des stratégies d'intimidation pour atteindre leurs objectifs. Ils sermonnent au lieu d'expliquer, ils menacent au lieu de convaincre. Est-ce que vos parents ont été de bons modèles de chef dans votre enfance? Claire, conseillère municipale, disait que son père, homme politique très connu au plan national, était toujours fatigué quand il rentrait à la maison et qu'il engueulait tout le monde. Il reportait ses frustrations sur la famille. Ce qui irritait particulièrement Claire, c'était de voir l'admiration dont il jouissait dans sa circonscription. “S'ils savaient !”, se disait-elle. Choisissant la solution de facilité, elle copia son comportement tyrannique jusqu'à ce qu'un profond dégoût d'elle-même lui fasse comprendre qu'il était temps de prendre les choses en main. Ce que vous perdez d'un côté, vous le regagnez de l'autre en devenant un bon chef. Si vous continuez à vous soumettre ou à défendre les croyances qui vous ont conditionné, c'est que vous n'êtes pas assez indépendant pour mener une vie autonome. Exactement comme si vous étiez redevenu enfant ! Résoudre ces problèmes permet de les transcender. Espérons que vous achèverez ce travail avant de vous voir confier un poste de direction qui vous permettra de vous développer et d'enrichir votre expérience professionnelle. Pour mettre tout cela au clair, suivez les étapes du processus du changement. Une fois que vous aurez pris conscience des origines de votre comportement, exprimez la charge émotionnelle qui l'accompagne de la manière qui vous convient le mieux. Exprimez l'émotion intériorisée qui ligote le trait. L'émotion qui retient le trait peut tout aussi bien être la honte, la peur ou la frustration. Si vous ressentez en vous la forte influence de l'un de vos parents, d'une autre personne, faites-lui savoir, en pensée, que c'est son trait négatif, sa croyance, pas la vôtre. Élevez une barrière entre eux et vous. Une fois que vous vous êtes déchargé de l'énergie qui accompagne le trait négatif, pardonnez à vous-même, à votre parent, à votre éducateur, quelles que soient les erreurs qu'ils aient commises dans le passé. Si vous avez besoin d'aide pour cette phase du travail, reportez-vous au chapitre six. Avec ce complément, vous pouvez commencer à mettre en place un comportement adulte. Deux opinions contradictoires sur le pouvoir. Si vous avez des points de vue contradictoires sur la position du chef et sur le pouvoir, faites un dialogue entre l'Enfant émotionnel et l'Intellect adulte pour analyser ce qui se passe en vous. Vous pourrez en même temps découvrir ce qui fait plaisir aux deux aspects et ce qui les intéresse. J'ai fait cet exercice avec Lauren, chercheur dans une société pharmaceutique. Voici son dialogue: Enfant émotionnel: Je déteste qu'on me dise ce que je dois faire ! Intellect: On doit accepter les ordres venant de la direction. Autrement, on ne pourra pas garder notre travail ! Enfant émotionnel: Oh, arrête ! Ce n'est pas une façon de vivre! On ne peut jamais choisir ce qu'on veut faire.
Intellect: C'est possible, mais en tout cas, on gagne plein de fric! Enfant émotionnel: Et alors? Je ne ressens rien. Cela ne m'aide pas à me sentir mieux. Intellect: Est-ce que tu as des suggestions à faire sur ce qu'on pourrait changer? Enfant émotionnel: D'abord, je me demande si tu es prêt à avoir plus de responsabilités. Moi, j'ai un côté créatif et je sais que je pourrais en faire profiter les autres si j'avais une position où les gens doivent m'écouter. Intellect: Bon, alors si tu es d'accord pour me soutenir et que tu abandonnes ton rôle de perdant, j'en serais heureux, moi aussi. Cela pourrait marcher. Moi émotionnel: Super. Allons en parler à quelqu'un. Lauren fit une demande de promotion et on lui offrit, non pas un, mais trois postes différents. Elle se montra capable de s'évader de la prison qu'elle avait construite elle-même. Vous aussi, vous pouvez changer votre situation dès que vous aurez exprimé les traits qui s'opposent au but que vous poursuivez, ou que vous aurez résolu le conflit entre votre côté émotionnel et votre intellect. En retravaillant le scénario qui détermine vos vieilles réactions, vous trouverez vous-même des réponses complètement différentes. Résultat : vous serez prêt à quitter votre travail dès que vous aurez réalisé qu'il ne convient pas à vos possibilités. Il se peut que vous changiez de type de travail en faisant part de vos souhaits. Vous aurez non seulement compris, mais aussi senti que vous n'avez pas besoin d'accepter les choses telles qu'elles sont. Vous pouvez être le plus éminent auteur du changement de votre propre vie. Changez votre point de vue sur l'argent. Ce n'est pas seulement la peur de l'autorité qui fait garder un travail qu'on n'aime pas. En général, on a peur de quitter une position sûre et confortable et de pas savoir survivre. C'est le trait “peur de la pauvreté”: “Comment être sûr de toujours gagner sa vie ?”, se demande-t-on. La peur de manquer d'argent est rationalisée par l'intellect: “Ce n'est pas facile de gagner sa vie, de nos jours”, et on reste là où on est, dans une situation professionnelle parfaitement inconfortable. Ce qui est drôle, c'est que l'autre côté de la médaille peut aussi comporter le trait négatif “peur de l'abondance”. On a tellement l'habitude de vivre une petite vie limitée qu'on peut très bien avoir adopté la croyance qu'on ne mérite pas une situation financière confortable. L'argent permet de faire de nombreux choix sur sa manière de vivre. Mais que faire si on refuse d'envisager les choix qui concernent l'argent ? C'est le même principe qui nous fait accepter des relations sans issue. La peur du changement est plus grande que le changement lui-même. Qu'est-ce que l'argent représente pour vous ? Est-ce que vous aimeriez connaître l'effet opéré par l'argent dans votre vie ? Pour commencer, regardez la liste des traits négatifs et des messages et cochez ou notez mentalement lesquels s'appliquent à vous. - “L'argent guérit tous les maux” - toujours à dépenser - toujours endetté - économise l'argent de manière compulsive - peur de la pauvreté - peur de l'abondance - matérialiste - a besoin de choses chères pour se sentir bien - achète des cadeaux de manière compulsive - dévalue l'importance de l'argent - manipule à l'aide de l'argent - domine à l'aide de l'argent - inquiet à cause de l'argent que j'ai maintenant - “gagne beaucoup d'argent” Si l'amour de l'argent est la racine de tout mal, il y a beaucoup de profondes racines. On vénère l'argent. La phrase “Ils sont pleins aux as” décrit le pouvoir quasi magique attribué à l'argent. On lui donne beaucoup d'importance parce qu'on a perdu de vue les autres valeurs intérieures. Beaucoup de gens attachent plus d'importance à leur situation financière qu'à leur valeur intrinsèque. Check-up de la Quadrinité. Le temps est venu de faire un check-up de la Quadrinité sur l'argent pour voir dans quelle mesure il affecte les aspects de
traits négatifs et des messages et cochez ou notez mentalement lesquels s'appliquent à vous. - “L'argent guérit tous les maux” - toujours à dépenser - toujours endetté - économise l'argent de manière compulsive - peur de la pauvreté - peur de l'abondance - matérialiste - a besoin de choses chères pour se sentir bien - achète des cadeaux de manière compulsive - dévalue l'importance de l'argent - manipule à l'aide de l'argent - domine à l'aide de l'argent - inquiet à cause de l'argent que j'ai maintenant - “gagne beaucoup d'argent” Si l'amour de l'argent est la racine de tout mal, il y a beaucoup de profondes racines. On vénère l'argent. La phrase “Ils sont pleins aux as” décrit le pouvoir quasi magique attribué à l'argent. On lui donne beaucoup d'importance parce qu'on a perdu de vue les autres valeurs intérieures. Beaucoup de gens attachent plus d'importance à leur situation financière qu'à leur valeur intrinsèque. Check-up de la Quadrinité. Le temps est venu de faire un check-up de la Quadrinité sur l'argent pour voir dans quelle mesure il affecte les aspects de votre Quadrinité et ce qui doit changer en premier lieu. La partie émotionnelle : Aimez-vous l'argent ? Est-ce que votre nature enfantine joue avec lui pour sortir et faire la fête, ou pour vous récompenser par ce que vous, et non pas les magazines de mode, considérez comme des “points de qualité” ? Est-ce que vous stockez l'argent ? Peut-être avez-vous des difficultés à vous offrir quelque chose et que vous êtes du genre à vous dire : “Je garde mon argent pour les mauvais jours” et vous remettez la dépense à plus tard jusqu'à ce que l'article soit soldé. Récemment, le titre de l'homme le plus radin du monde, selon le Livre Guiness des records, est allé à un homme qui s'est invité aux funérailles de gens qu'il n'avait jamais rencontrés pour manger gratuitement. Le tenant du titre lavait ses fils de soie dentaire après usage, les séchait et faisait ainsi une économie de 3,50 dollars par an. Avec un peu de chance, vous n'irez pas aussi loin, mais faites-vous des économies de manière compulsive par peur de manquer ? L'autre extrême, c'est de croire qu'avec de l'argent, vous aurez des amis, que le bonheur, le pouvoir et le succès seront de votre côté. Vous avez peut-être l'air d'avoir du succès si vous claquez votre argent en achetant une nouvelle voiture très chic et que vous emménagez dans un “meilleur quartier”. Mais à quoi ressemble votre vie intérieure ? Quel plaisir en retire votre Enfant émotionnel? Partout dans le monde, les salles d'attente des psychothérapeutes sont pleines de gens à succès qui se sentent vides. Un de mes amis avait l'habitude de travailler comme majordome chez l'un des hommes les plus riches du monde. C'était un homme qui voyageait avec sa suite, qui avait des maisons fastueuses dans le monde entier. Son yacht privé avait son propre bateau d'assistance et son jet était toujours prêt à décoller avec son propre équipage dans l'aéroport le plus proche. “Et avec tout cela, il était comment ?”, demandai-je à mon ami. “Il s'ennuyait”, répondit-il brièvement. Quand on observe la biographie des gens qui ont gagné à la loterie, on constate souvent que les énormes sommes d'argent qu'ils ont gagnées ne leur ont apporté que solitude et tristesse d'avoir perdu leurs amis et ce qui faisait leur vie jusque-là. Comment pouvez-vous utiliser l'argent de manière à satisfaire votre Enfant émotionnel? Pensez aux manières de mieux vous amuser, de mieux jouir de la vie. Il vous faut peut- être vous mettre chercher pour redécouvrir le jeu ! Neil a renoncé à sa grosse Mercedes et à sa carrière de relations publiques très stressante lorsqu'il a réalisé que la vie qu'il menait le laissait sur sa faim. Elle semblait ne consister qu'en une suite sans fin de “grandes réunions d'affaires” avec à la clé des “délais d'importance majeure à respecter”. Peu à peu, il était devenu cynique et impatient. Il quitta son travail le jour où sa femme, ils se connaissaient depuis l'âge de quinze ans, lui demanda depuis quand il avait perdu son sens de l'humour. Il investit ses économies dans une société de ballons dirigeables et aujourd'hui, bien que sa journée de travail soit très longue, il aime ce qu'il fait. Pour lui, les heures ne comptent pas puisque ce n'est pas du “travail”.
L'aspect intellectuel: À quoi utilisez-vous votre argent ? Suivez-vous des cours pour augmenter vos connaissances? Achetez-vous des livres sur des sujets qui vous intéressent ? Voyagez-vous pour apprendre à connaître les différentes cultures du monde ? Êtes-vous membre d'un club ou d'une société qui satisfont la curiosité que vous partagez avec d'autres ? Est-ce que l'argent vous aide à stimuler votre intérêt pour l'étude de toute une vie ? Réfléchissez à ce que vous faites pour utiliser l'argent d'une manière plus utile et plus intelligente. L'aspect physique: Utilisez-vous votre argent pour votre bien-être physique ? Un massage, un voyage vers des sources chaudes, une séance de spa? Votre corps reconnaît-il l'enjeu de l'argent ? Vous payez l'assurance de la voiture, est-ce que vous payez pour “assurer” votre corps contre les maladies? Le savoir, c'est bien, mais le pratiquer, c'est mieux encore ! Réservez tout de suite une séance de massage ou appelez immédiatement une agence de voyage! L'aspect essentiel : il existe également des lois spirituelles concernant l'argent. Est-ce que vous recyclez l'énergie qui arrive jusqu'à vous ? Si vous avez hérité d'argent, aidez-vous les moins fortunés ? L'argent peut créer des différences. Vous vivez peut- être dans l'aisance, mais vous devez voir cet état dans un contexte plus large. Selon les Nations Unies, 830 millions de personnes sur terre ne mangent pas à leur faim, plus que l'Union européenne et les États-Unis réunis. Quel usage faites-vous de votre argent ? Si vous l'avez placé en bourse, savez-vous ce qu'en font les sociétés dans lesquelles vous avez investi? Si vous êtes toujours à court d'argent, peut-être êtes-vous trop strict avec vous-même. Observez votre comportement vis-à-vis de l'argent : il coule à travers vous pour retourner dans l'univers. L'argent, c'est comme l'amour, comme l'air qu'on respire, comme l'énergie de chacun. On pense qu'il est “à soi” et qu'il est limité. En conséquence, on rejette souvent le sentiment de véritable abondance. Au lieu de vous laisser gouverner par cette vieille voix intérieure qui vous limite, mettez-vous au diapason de votre Moi essentiel. Essayez d'instaurer un équilibre entre les quatre aspects de votre Quadrinité en matière d'argent. Pour chacun d'eux, tenez compte de la manière dont vous appréciez votre propre valeur. Est-ce que votre valeur vient de l'intérieur ou de l'extérieur ? Êtes-vous prêt à remplacer la “valeur nette” par la “valeur intrinsèque”? Encadré: Vous ne l'emporterez pas dans la tombe. Cet exercice est destiné à vous motiver pour changer vos habitudes de travail. Il donnera à vos attitudes envers l'argent et envers le travail une perspective authentique. Imaginez un événement bien précis. Vous avez fait un bond de quelques années dans le futur. Vos parents ou vos amis se sont réunis à l'occasion d'un événement bien précis : c'est le jour de votre enterrement. Vous trouvez peut-être cela macabre, mais premièrement, il ne s'agit que d'un exercice, et deuxièmement, on n'est pas en pleine fiction, personne ne vit éternellement. Qu'aimeriez-vous leur dire à la fin de votre vie? De quoi aimeriez-vous vous souvenir? Est-ce le travail que vous avez fait ou ce pour quoi vous avez dépensé votre argent ? Des souvenirs agréables sans doute, vos actes de bonté, votre chaleur, votre humour, votre humanité. Vous ne voulez pas tellement vous souvenir que vous aviez une grande maison et un gros portefeuille d'actions. Quand vous voyez clairement la scène, quittez ces funérailles imaginaires et prenez un stylo pour les décrire ou répondez en esprit aux questions suivantes : - De quoi est-ce que je veux qu'on se souvienne après ma mort ? - Quelle aura été ma contribution personnelle à la fin de ma vie? John avait travaillé dans une compagnie d'assurance. Il voulait se souvenir de son sens de l'humour et de sa collaboration dans l'organisation locale de protection de la faune et de la flore. Mervyn disait qu'il était fier de ses enfants et des relations qu'il avait eues avec eux. Catherine déclara que sa contribution avait été son livre de cuisine qui avait plu à beaucoup de gourmets. Et vous, que laisserez-vous derrière vous ? Encadré Vision d'un nouveau monde du travail. Il est temps de regarder ce que désire votre coeur. Ne faites cet exercice que lorsque vous aurez le temps. Détendez- vous en prenant quelques profondes inspirations, de préférence les yeux fermés, pour éviter toute distraction. Imaginez que vous êtes dans votre sanctuaire, le jardin de votre âme, un endroit d'une grande beauté naturelle. Imaginez- vous dans ce jardin, au soleil couchant. Vous sentez la chaleur des rayons du soleil. Une légère brise souffle autour de vous. Vous sentez la fraîcheur de l'air et l'odeur des fleurs. Vous êtes parfaitement détendu. Vous vous sentez en sécurité et en paix avec vous-même. Vous marchez dans votre sanctuaire et vous vous asseyez au pied d'un arbre. Autour de vous, l'herbe est très douce. Inspirez profondément plusieurs fois de suite et détendez-vous un peu plus à chaque expiration. Imaginez une personne qui se dirige vers vous. Quand elle s'approche, vous voyez que c'est vous. C'est votre Moi essentiel, avec tous vos attributs de paix et de sagesse. Vous sentez en vous la présence d'une puissance calme, née de milliers d'années d'expérience. Il y a aussi une source d'amour infini, profondément enfouie dans cette âme. Si vous fermez les yeux à partir de maintenant, cela vous permettra de pénétrer plus profondément dans cette vision de vous-même. Faites-la pénétrer en vous en inspirant. Demandez d'abord à votre Moi essentiel de vous donner la vision d'un travail gratifiant: quelque chose qui vous passionne quand vous vous levez le matin et qui ne pompe pas toute votre énergie. Précisez ensuite votre pensée et demandez-lui dans quel projet vous êtes engagé. Envisagez-le avec le plus de détails possibles, comme si cela se passait en ce moment. Quand vous voyez clairement le travail que vous faites, demandez-lui une vision de votre environnement physique au travail. Où êtes-vous en train de travailler ? À la maison, dans un bureau, au théâtre ? En ville ou à la campagne ? Donnez une base physique à cette vision. Demandez maintenant à votre Moi essentiel de vous montrer votre environnement humain. Travaillez-vous seul ou au ! sein d'une équipe? Que préféreriez-vous ? Qu'est-ce qui vous satisferait le plus ? D'où vient le plaisir dans ce travail ? Si vous ne suivez pas le penchant de votre coeur, vous ne pourrez jamais utiliser votre énergie à plein pour vivre votre vie. Quels premiers pas pouvez-vous faire aujourd'hui, cette semaine pour réaliser cette vision? Un seul coup de téléphone peut faire bouger les choses. Craig, journaliste, décida d'enseigner. Ce qu'il devait faire en premier, c'était d'appeler un ami qui fut très content d'avoir trouvé en Craig un remplaçant pour enseigner dans son école communale pour adultes. Craig avait toujours rêvé de se tenir debout devant une classe, il réalisa son rêve au lieu de le garder enfoui sous une pile de promesses non tenues. À partir de là, il donna tant de cours qu'il obtint un horaire régulier. N'oubliez pas que si vous continuez dans la même direction, vous resterez sur le chemin d'où vous venez. Choisissez maintenant une autre direction si, dans votre travail, vous n'utilisez pas toutes vos potentialités. Visualiser cette direction, c'est déjà bien, mais emprunter ce chemin, c'est beaucoup mieux Encadré Plan d'action pour changer. Changer votre vie professionnelle implique quatre étapes: Premièrement, prenez conscience des traits négatifs concernant votre vie professionnelle. Cela inclut vos attitudes et vos croyances en matière de succès, de leadership et d'argent. Retournez aux listes de la Section Sherlock Holmes sur la trace des traits négatifs, tout en choisissant vos propres mots.
Considérez la famille dans laquelle vous avez grandi pour découvrir ce qu'elle vous a appris. Faites-vous-en une vision holistique. Si vous êtes conscients des traits qui vous retiennent, choisissez les aspects qui ont la plus forte charge émotionnelle. Il y en a que vous devez décharger en premier pour pouvoir changer l'énergie que vous dépensez et l'énergie que vous attirez à vous. Exprimez ensuite ce qui s'est enraciné en vous. Cette séance cathartique peut impliquer une expression physique, une expression par la parole ou l'écriture. Élevez une barrière de protection entre vous et les traits négatifs. Troisièmement, si vous avez commis des erreurs ou blessé d'autres personnes, entrez en contact avec ce que vous souhaitez mettre en ordre dans le passé. Pardonnez aux autres et à vous- même ce qui est arrivé auparavant, pour pouvoir faire le pas suivant avec une ardoise propre. Enfin, demandez-vous quel comportement adulte vous voulez mettre en pratique. Est-ce que cela implique un changement complet de carrière, un autre travail, ou seulement un autre rapport au travail ? Peut-être que, désormais, vous allez communiquer autrement avec vos collègues de travail, simplifier votre vie en raccourcissant vos heures de travail. Vous engager par exemple à ne pas rapporter de travail à la maison, faire une croix sur votre perfectionnisme : quand une chose est terminée, vous aussi, vous savez que c'est terminé. En tant que chef potentiel, vous allez apprendre à déléguer les responsabilités et à développer des stratégies. Si l'argent représentait auparavant un gros problème, c'est là que vous interviendrez pour introduire des changements. Servez-vous de la technique de visualisation expliquée dans la section Encadré: L'ascenseur pour savoir ce que vous désirez faire en priorité aux quatre niveaux de votre Être. En faisant ce travail de visualisation, vous exploitez vos potentialités et vous allez au-delà des limites normales de l'esprit. Vous pouvez également utiliser la visualisation de l'enterrement imaginaire pour vous concentrer sur un objectif décisif dans votre vie. Avec la perspective de ce qui sera essentiel à la fin de votre vie, vous aurez le courage d'opérer un changement véritable dès maintenant. Une fois que vous aurez découvert votre blocage et votre objectif professionnel, vous serez libre de choisir l'emploi que vous souhaitez. Commencez dès aujourd'hui. Rien ne peut plus vous retenir.
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