La glycémie

La concentration sanguine en glucose (nommé aussi taux de sucre dans le sang ou glycémie) est déterminée à chaque instant par l'équilibre entre la quantité de glucose qui entre dans le sang et la quantité qui en sort. Elle est régulée par l'insuline, le glucagon, l'adrénaline, le cortisol (en période de stress), et l'hormone de croissance. Une glycémie normale à jeun est entre 0,7 et 1 gr/L de sang, soit pas + que 4 à 6 gr de glucose dans le volume total de sang circulant dans l'organisme !

Ses principaux facteurs déterminants sont : l'apport alimentaire (55% de glucides dans notre apport quotidien d'énergie), le métabolisme des hydrates de carbone ingérés, le débit d'entrée dans les cellules musculaires, dans le tissu adipeux et les autres organes et l'activité glycostatique du foie.

Le glucose circulant est utilisé comme source énergétique par presque tous les tissus, mais il est également stocké sous la forme de glycogène dans les muscles ou transformé en réserves lipidiques dans le tissu adipeux.

Le temps écoulé entre l’ingestion à jeun d’un aliment et la survenue du pic de glycémie (moment où l’absorption est maximale) est quasiment le même quelle que soit la nature du glucide qu’il contient (simple ou complexe) :

le pic de glycémie est observé après environ 30 minutes et le retour à la normale de la glycémie après environ 2 heures.

En réalité, la plus grande partie des nutriments, en particuliers les glucides, sont hydrolysés dans le premier mètre d’intestin. Autrement dit, l’absorption des aliments et le passage dans lesang ne prend pas des heures comme on le pensait. En revanche, la variation de la glycémie

(hauteur du pic, surface de la courbe de glycémie), pour une même quantité de glucides absorbés, diffère selon les aliments et dépend de facteurs variés. https://www.sport-passion.fr/sante/sucres-lents-rapides-concept-faux.php Taux d’insuline / Taux de glucagon L'insuline et le glucagon sont des hormones produites par le pancréas. C'est le deuxième organe le plus volumineux de l'organisme. L'insuline et le glucagon fonctionnent en complémentarité. La concentration sanguine en glucose détermine le taux d'insuline et de glucagon.

Insuline et glycémie : les mécanismes de stockage ¤ Lorsque il y a un apport alimentaire de glucose, le taux d'insuline dans le sang est élevé, le corps passe en mode de stockage L'insuline en tant que molécule de signalisation de la présence d'aliments dans le tube digestif peut être assimilée à une hormone de l'abondance, signalant le surplus énergétique de glucose et enclenchant la mise en réserve de l'énergie.

Les sucres en excès sont soit utilisés immédiatement (cas d’un effort physique), soit stockés.

Le type de stockage dépend de l’intensité du pic d’insuline sécrétée :

¤ Si la glycémie augmente doucement, l’insuline est sécrétée en quantité modérée. Les glucides restent disponibles plus longtemps dans le sang. Si les besoins d'énergie sont faibles, il s'effectue une mis en réserve du glucose : le stockage se fait sous forme de glycogène dans les muscles et dans le foie (la glycogénogenèse) puis sous forme de triglycérides (graisses) dans les cellules adipeuses quand les réserves du foie sont pleines. ¤ Si la glycémie augmente fortement, le pancréas libère une quantité importante voir excessive d’insuline (l’excès d’insuline occasionne un retour de la glycémie sous la normale et une hypoglycémie dite « réactionnelle »). Les glucides sont alors stockés principalement sous forme d'acides gras, les triglycérides (graisses) dans les cellules adipeuses, les adipocytes.

Dans cette situation d'abondance alimentaire, après les repas, l'insuline bloque la production de glucose par le foie. L'insuline en excès et le taux élevé de glucose sanguin inhibe la capacité des hormones à pénétrer dans les cellules et à y remplir leur rôle.

¤ Glycémie chroniquement élevée : L'abondance, dans notre alimentation moderne, des apports en glucides (ou hydrates de carbones) et particulièrement de sucres inhibe beaucoup l'activité hormonale (glucagon, cortisol, adrénaline-noradrénaline, œstrogènes). L'excès de glucides dans notre alimentation moderne favorise ce mode “stockage” avec les conséquences : résistance à l'insuline, hypertension, graisse corporelle en excès, fatigue, maladies cardiaques, cholestérol élevé, diabètes, arthrite et résistance aux traitements. Ce qui est (très) mauvais, c'est une glycémie chroniquement élevée à cause d'une alimentation trop riche en glucides raffinés… (et trop pauvre en micro-nutriments). Lentement, au cours des années, la sécrétion d'insuline diminue. Si la sécrétion d'insuline est trop faible, le taux deglucose augmente : c'est ce qui ce passe dans le diabète, pathologie la plus courante du système endocrinien. ¤ La constance de la glycémie (concentration sanguine en glucose ) est assurée par les « sucres lents », plus précisément par ceux dont le temps de vidange gastrique est long et dont la digestion intestinale est lente. Par la mise en stock du glucose alimentaire et l'arrêt de la production de glucose par le foie, la glycémie baisse à distance des repas. La sécrétion de l'insuline diminue et le glucagon est sécrété par les îlots pancréatiques, les parois de l'estomac et du duodénum.

Glucagon et glycémie : les mécanismes de déstockage, de libération de l'énergie ¤ Si, entre les repas, la concentration sanguine du glucose baisse à de trop bas niveaux avec risque d'hypoglycémie (au-dessous de 0,65 gr par litre pour un adulte), c’est le taux de glucagon qui est élevé : le message est de déstocker. Il se produit une glycogénolyse (dégradation en glucose du glycogène stocké dans le foie (surtout) et dans les adipocytes (les cellules musculaires étant dépourvues de récepteurs à glucagon). Ce glucose est libéré dans le courant sanguin. ¤ Quand il n'y a plus de glycogène en stock, la néoglucogenèse hépatique apparaît (le rein et l'intestin sont aussi capables d'effectuer la néoglucogenèse) : le foie produit du glucose à partir du glycérol issu de l'hydrolyse des réserves lipidiques des tissus adipeux, ou encore à partir des acides aminés issus de l'hydrolyse des protéines (musculaires essentiellement). Le corps élimine en priorité les réserves de graisses, les cellules mortes, malades, les toxines, etc. Ainsi, du glucose est déversé dans le courant sanguin en quantité suffisante pour empêcher l'hypoglycémie.

Le glucagon, le cortisol et l'adrénaline sont des hormones de libération de l'énergie donc hyperglycémiantes.

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  • Dernière modification : 2025/12/31 19:28
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