Escalade
Qu'est ce que l'escalade ?
L’escalade, ou grimpe, parfois appelée varappe, est une pratique physique consistant à progresser le long d'une paroi pour atteindre le haut d'un relief ou d'une structure artificielle par un cheminement appelé voie, avec ou sans l'aide de matériel.
Pourquoi pratiquer l'escalade ?
L'escalade développe de nombreuses qualités physiques, comme la force musculaire, la souplesse, l'endurance musculaire, l'équilibre, de bonnes capacités psychomotrices et de planification. Elle sollicite particulièrement la musculature des bras, du tronc et des jambes.
Les motivations qui amènent une personne à pratiquer l'escalade sont multiples et personnelles. Cependant, il existe des dénominateurs communs qui justifient la pratique de l'escalade.
La nature
L'escalade en extérieur se pratique quasiment exclusivement en milieu naturel, ce qui donne l'occasion aux grimpeurs de visiter des sites à l'écart de la civilisation et de profiter du cadre. Nombre de sites d'escalade sont situés dans des parcs nationaux, comme les gorges du Verdon, le parc national de Yosemite ou encore Hueco Tanks, permettant ainsi aux grimpeurs de voir une faune et une flore spécifique, en plus de disposer de panoramas réputés. De plus, le fait de parcourir les parois permet d'observer la faune ou d'admirer des paysages depuis un emplacement privilégié et dont il est impossible de profiter depuis les chemins habituels, comme les sentiers de randonnée.
Bon pour la sérotonine
Physique
L'escalade développe de nombreuses capacités comme la force musculaire, la souplesse, l'endurance musculaire, l'équilibre et de bonnes capacités psychomotrices.
Elle fait particulièrement travailler la musculature scapulaire, dorsale et thoracique (principalement en étirement), les groupes musculaires du bras et avant-bras ; elle fait participer les jambes et la sangle abdominale. Enfin, elle met fortement en jeu la proprioception.
L'escalade est l’un des sports brûlant le plus de calories en peu de temps (environ 540 à 750 kcal/h), en raison de l’intensité avec laquelle elle sollicite muscles et concentration.
Dose d'hormones du bonheur du à la pratique d'activité physique modéré ou intense.
Challenge
Dose d'adrénaline
Le défi physique que représente l'escalade est souvent source de motivations pour les grimpeurs.
La nature du rocher a une incidence sur les efforts à fournir en escalade. Sur les falaises calcaires, l'escalade s'effectue généralement en finesse sur dalles parfois compactes en adhérence ou « grattonnage » (progression sur de minuscules prises appelées grattons) qui exige de la confiance et de la détermination, sans jamais forcer musculairement, les efforts étant concentrés essentiellement sur les jambes et les pieds. Les bras participent seulement à l'équilibre. Sur le rocher granitique, les efforts sont beaucoup plus physiques, les parois étant souvent constituées de fractures, de la fissure verticale jusqu'à la cheminée, large fissure exigeante pour les membres supérieurs. En montagne, à la difficulté technique de l'escalade, s'ajoutent l'altitude (raréfaction de l'air) et le poids du sac[réf. souhaitée]. PsychologiqueModifier
L’escalade est une excellente école pour apprendre à se connaître et à appréhender ses limites. Elle « met en œuvre une pratique collective et améliore le bien-être et la confiance en soi (et en l’autre), tout en améliorant la gestion de la peur »[76].
Dans le développement de l'enfant, l'escalade apprend « à prendre des informations (sur l’emplacement des prises et leur qualité) et à les interpréter pour trouver une solution efficace au problème posé par le support. Élargir son répertoire de solutions induit un apprentissage »[76].
Une notion importante est la part psychologique que représente la pratique de l'escalade. Le grimpeur gère son appréhension du vide ainsi que sa peur de la chute dans le cas d'une ascension en solo intégral, afin d'être en mesure de réussir son ascension. La gestion de ce stress demande de la pratique et fait partie des problématiques qu'il est essentiel de savoir gérer et demande souvent au grimpeur d'apprendre à se dépasser mentalement. De plus, la réussite d'une ascension procure au grimpeur une satisfaction souvent génératrice de motivation non seulement à cause de l'adrénaline, mais aussi par le sentiment de plénitude et de maîtrise de ses actions et de sa vie qu'elle inspire[79], qui en fait une activité autotélique.
Le vide, appelé également « gaz » dans le jargon du grimpeur, est un élément important dans la pratique de l'escalade. Selon l'état d'esprit du grimpeur, il est inspirant et indissociable du plaisir que procure la difficulté technique. Selon l'aisance du grimpeur, le vide, grisant, sublime l'escalade. A contrario, un niveau insuffisant, la fatigue ou le stress peuvent rendre le vide extrêmement présent, gênant voire paralysant (sensation de vide qui aspire le grimpeur, moiteur, apnée). La configuration de la paroi, selon que les lignes sont fuyantes ou entrecoupées de repères visuels, participe de cette perception du vide plus ou moins aiguë[réf. souhaitée].
Comment pratiquer l'escalade ?
Vous pouvez pratiquer l'escalade avec ou sans matériel d'assurage, avec ou sans chausson d'escalade.
En escalade libre, en escalade de bloc, en escalade en solo intégral (un style d'escalade libre et en solitaire, dans lequel le grimpeur n'utilise aucun système d'assurage, se fiant uniquement à sa capacité à ne jamais chuter).
À la différence de la pratique de bloc, la grimpe en solo intégral s'effectue au-delà d'une hauteur de sécurité, impliquant toujours des blessures graves ou la mort en cas de chute et ainsi un important « engagement » mental pour sa pratique.
TechniqueModifier Vue d'une main avec de la magnésie en position arquée en falaise La manière de poser la main sur le rocher fait partie des techniques.
En premier lieu, le grimpeur entraîne — naturellement — sa technique de par la pratique de base de l'escalade. Il apprend alors à placer son corps de manière adéquate et doit aussi acquérir une maîtrise des placements de pieds afin d'économiser au maximum ses membres supérieurs[A 18]. À partir d'un certain niveau, il doit aussi passer par un apprentissage et une mise en pratique des différents mouvements d'escalade afin de continuer à progresser[88]. Ce but est souvent atteint en diversifiant les supports, les types de prises ou de rochers pour acquérir des techniques spécifiques supplémentaires. De plus, la pratique du bloc ou les entraînements dans des salles de bloc ou de pan permettent de travailler certains mouvements spécifiques.
Selon le type d'escalade pratiqué, il est nécessaire d'apprendre à utiliser le matériel de manière efficiente. Lors d'escalade en terrain d'aventure ou artificielle, la pose de points d'assurage est nécessaire, mais doit aussi être parfaitement maîtrisée, d'une part pour être certain du bon fonctionnement du matériel, d'autre part pour passer le moins de temps à les mettre en place, car cela entame les réserves d'énergie du grimpeur et limite ses capacités lors de l'ascension. PhysiqueModifier Grimpeur torse nu dans un dévers d'environ 45 degrés Grimpeur de bloc sollicitant sa force physique pour réussir son ascension.
En second lieu, le grimpeur cherche à améliorer son niveau sur le plan physique. Par les types d'efforts très différents qu'elle implique, l'escalade fait appel principalement à trois filières énergétiques : la « force pure », la résistance, l'endurance. En améliorant sa force, le grimpeur sera plus performant sur le plan musculaire, il pourra fournir une puissance musculaire plus importante pendant un temps réduit. S'il améliore sa résistance, il sera capable de fournir un effort d'intensité moyenne plus souvent. Pour finir, en entraînant sa continuité, il sera en mesure d'enchaîner les efforts après de courtes pauses ou repos[89],[A 19].
Il est également nécessaire de travailler d'autres composantes physiques, notamment l'endurance, qui est la capacité à fournir un effort long, sans repos et s'inscrivant dans la durée. La souplesse et l'élasticité des muscles (par étirements) offrent plus de possibilités au corps, notamment pour atteindre des prises ou réaliser des mouvements plus avancés[87],[A 20]. Enfin, le grimpeur peut renforcer sa résistance articulaire, les articulations, particulièrement des doigts, étant très sollicitées. Cet entraînement peut lui éviter les blessures. Mental et stratégieModifier
Pour améliorer son niveau, le grimpeur peut améliorer son mental et sa stratégie face à une voie. Avant d'entamer une escalade, le sportif a la possibilité de visualiser les prises présentes et les mouvements à effectuer pour atteindre le sommet. Cette préparation, la « lecture de voie », peut être améliorée en favorisant une bonne mémorisation, une bonne concentration et une prise de décision juste[88],[A 21].
La confiance est une autre voie d'amélioration, notamment dans le matériel utilisé, en l'assureur qui retient le grimpeur en cas de chute, mais aussi en lui-même, pour tenter des mouvements difficiles. Comme dans d'autres sports, un esprit combatif est nécessaire pour atteindre ses objectifs[90].
Le grimpeur apprend enfin à améliorer sa stratégie. Tout d'abord, il peut apprendre à organiser sa grimpe pour éviter des creux de fatigue. Ensuite, il veille à bien s'échauffer pour éviter les blessures et à reconnaître le moment opportun pour tenter une voie ou un mouvement difficile. Enfin, en vue de maintenir un bon niveau de forme, il apprend à correctement s'hydrater et se nourrir ainsi qu'à éviter le surentraînement, qui peut amener à se blesser, se fatiguer inutilement ou se démotiver[A 20]. Matériel d'entraînementModifier Une face de la structure avec des prises d'escalade et une seconde face avec un pan inclinée sur lequel sont fixées des réglettes en bois Une salle d'entraînement avec un pan Güllich au centre et un pan sur le mur de gauche.
Pour s'entraîner, les grimpeurs ont à disposition plusieurs moyens d'entraînement qui dépendent des objectifs fixés. Dans une préparation physique généralisée, un grimpeur peut pratiquer par exemple la course à pied (footing) ou la corde à sauter pour améliorer son endurance cardiovasculaire, des exercices d'étirements pour améliorer sa souplesse. Plus spécifiquement, il peut pratiquer la musculation pour améliorer sa force et entraîner des muscles plus particuliers, par exemple avec une barre de traction ou des anneaux.
Des outils d'entraînement spécialisés pour l'escalade existent. Il s'agit par exemple du pan qui regroupe une quantité importante de prises afin d'offrir un grand échantillon de gestuelles possibles. Le pan Güllich ou la poutre permettent également un entraînement des mouvements spécifiques à l'escalade[A 22].
Enfin, plus généralement le grimpeur peut aussi se servir d'un chronomètre, d'un cardiofréquencemètre ou d'une caméra pour mesurer ses performances, les étudier et les améliorer. Dans le cadre d'un renforcement musculaire, l'entraînement peut consister à utiliser des poids, soit en musculation (haltère, tractions, etc.) soit en situation de grimpe (gilet lesté). RisquesModifier
L'escalade est considérée comme un sport à risques, mais son intégration aux X Games contribue à lui donner une image de sport extrême. Pourtant, parmi les sports liés à la montagne, elle reste l'un des moins accidentogènes[91],[92].
Lieux
Le terrain de pratique va des blocs de faible hauteur aux parois de plusieurs centaines de mètres, en passant par les murs d'escalade. Le pratiquant est couramment appelé « grimpeur».
Blocs naturels près de chez soi
Salle de blocs, salle d'escalade
Techniques
Lors de la pratique de l'escalade, le grimpeur est amené à utiliser une grande variété de mouvements d'escalade avec ses mains, ses pieds, son corps.
escalade est un jeu de (dé)placements et d'équilibre. Le grimpeur progresse et gère son centre de gravité dans un univers vertical, et acquiert ainsi un vocabulaire gestuel. Les pieds servent à la progression et à l'équilibre par appui sur des prises, ou par traction (« crochetage »). La solution la plus facile pour garder son équilibre est la règle des « trois points d'appuis », c'est-à-dire deux pieds et une main ou deux mains et un pied[A 15]. C'est une règle absolue jusque dans les années 1960, pouvant toujours être recommandée pour les débutants, mais de fait désuète et dépassée dans la pratique moderne.
Limiter l'effort fourni par les mains et les bras est essentiel. Les muscles des membres inférieurs étant nettement plus puissants et endurants que ceux des bras, le rôle des pieds et des jambes est de supporter une grande partie du poids du grimpeur[A 15]. Pour progresser ou effectuer des rétablissements, le grimpeur doit parfois se servir de son talon en le crochetant pour s'équilibrer et réduire l'effort sur ses bras afin de s'économiser. Les prises de mains peuvent alors être utilisées dans de nombreuses directions et être tenues par seulement quelques doigts voire une unique phalange.
Certains mouvements spécifiques servent à la progression dans les cheminées, les toits, les fissures ou les dièdres. De plus, si la plupart des mouvements s'effectuent de façon statique, où au moins une prise est toujours maintenue durant la progression, les mouvements dynamiques, comme les jetés, ne sont pas exclus, le grimpeur pouvant même quitter tous ses points d'appui simultanément[A 15]. Techniques de progressionModifier Un grimpeur est assuré en tête sur une falaise Progression en tête et assurage, avec les deux premiers points clippés. Article connexe : Assurage.
Il existe plusieurs techniques pour la progression en escalade, en fonction du type d'ascension et des connaissances et capacités du grimpeur et de l'assureur. Elles font appel aux techniques d'assurage utilisées en terrain vertical.
En têteModifier Dessin de la technique de grimpe en tête Grimpe en tête.
Lors de l'escalade en tête, le premier grimpeur escalade la paroi sans que la corde soit installée en haut (en « moulinette »). Au fur et à mesure de sa progression, il relie la corde aux points d'assurage à portée de sa main, par exemple en « mousquetonnant » une dégaine à un piton à expansion, puis la corde à cette dégaine. Le premier de cordée procède ainsi jusqu'à arriver au relais. S'il chute, il tombera d'une hauteur au moins égale à deux fois la distance du dernier point mousquetonné[B 2],[69]. L'élasticité de la corde et la mobilité de l'assureur augmentent encore cette hauteur de chute mais permettent de l'amortir.
Le premier grimpeur arrivé au relais, soit la voie ne fait qu'une longueur (couenne) et il redescend immédiatement grâce à l'assureur (en moulinette) ou de manière autonome (rappel), soit il fait monter le second grimpeur en l'assurant depuis le relais avec une technique adaptée. Le second reprend alors les dégaines lors de son ascension afin que le premier puisse les utiliser pour la longueur suivante.
Sur certains types de voies naturelles, l'usage d'une corde « à double » est recommandé pour des raisons de sécurité ou de confort. Par exemple, sur une voie en zigzag, la corde à double permet de réduire les frottements (tirage) ou les chocs aux points d'ancrage, en alternant les mousquetonnages. Elle permet aussi au grimpeur de rester assuré, voire bloqué, sur un brin pendant qu'il passe l'autre brin dans une dégaine lors de sa progression (escalade artificielle).
Une corde à double est recommandée pour l'encordement dans une cordée de trois grimpeurs (encordement en flèche). Elle peut être constituée d'un seul bloc ou de deux brins séparés, ce qui permet d'en répartir le poids entre les grimpeurs pendant la marche d'approche. Certains modèles de corde à double sont unicolores, d'autres possèdent deux brins de couleur différente, facilitant ainsi le repérage du milieu de la corde notamment pour la mise en place de rappels. En secondModifier Dessin de la technique de grimpe en second. Grimpe en second.
L'escalade en second est pratiquée sur les voies de plusieurs longueurs. Dès que le grimpeur qui monte en tête atteint le relais, il s'y attache (on dit qu'il « se vache »). Il assure ensuite à son tour, depuis le relais, celui qui monte en second. Au fur et à mesure de sa progression, le second récupère les dégaines posées précédemment par le premier.
Arrivé au relais, le second peut alors enchaîner sur la longueur suivante, qu'il grimpera alors en tête (on parle de « progression en réversible »), ou rester au relais pour assurer son compagnon (« progression en leader fixe »). Cette deuxième solution s'impose quand le second n'est pas assez expérimenté pour gérer une longueur en tête. Dessin de la technique de grimpe en flèche. Grimpe en flèche.
L'escalade « en flèche » est une variante où le premier de cordée grimpe en tête sur une corde à double (avec deux brins de cordes au lieu d'un) et est suivi par deux seconds. L'un des seconds assure alors le premier de cordée sur les deux brins de corde puis, une fois celui-ci arrivé au relais, les deux seconds grimpent simultanément, assurés par le premier, chacun sur un seul brin de corde. Un système d'assurage spécifique (plaquette par exemple) est nécessaire à cette pratique. La flèche permet de réaliser l'ascension d'une voie de plusieurs longueurs à trois personnes au lieu de deux habituellement, et elle augmente la sécurité du grimpeur[70]. En corde tendueModifier Dessin de la technique de grimpe en corde tendue. Grimpe en corde tendue avec points de protection.
L'escalade en corde tendue est la progression simultanée des grimpeurs, sans assureur à l'arrêt. Lors de cette pratique, le grimpeur de tête commence l'ascension jusqu'à ce que la corde qui le relie au second se tende, à ce moment, le second commence à son tour à grimper. L'assurage s'effectue ainsi par le contrepoids d'un grimpeur par rapport à l'autre en cas de chute. Cette pratique nécessite une maîtrise particulière car elle présente des risques supplémentaires, mais elle permet d'avancer rapidement dans la voie car les relais ne sont pas obligatoires tant que le premier a le matériel nécessaire à la protection. Elle est fréquemment utilisée dans les longueurs faciles ou bien lors des records de vitesse sur des parois de plusieurs longueurs comme The Nose dans le parc national de Yosemite. En moulinetteModifier Dessin de la technique de grimpe en moulinette. Grimpe en moulinette.
L'escalade dite « en moulinette » se pratique avec la corde déjà passée dans le relais en haut de la voie. Le grimpeur est constamment assuré par le haut et n'a généralement pas à utiliser de dégaines lors de sa progression, tandis que l'assureur se trouve au pied de la voie[69],[B 2]. Cette technique peut être une façon de débuter l'escalade en limitant la crainte de la chute et les connaissances techniques que suppose l'escalade en tête.
Les SAE encouragent souvent cette pratique afin de limiter le matériel nécessaire et de minimiser les risques. En escalade sportive, la moulinette est fréquemment utilisée pour « travailler » une voie ou un passage à la limite de son niveau, mais la « réalisation » d'une voie se fait toujours en tête[69].
Principes de base
Les mouvements d'escalade reposent sur quatre principes :
- l'emploi privilégié de la force des jambes plutôt que celle des bras
- la nécessité de ne pas garder le corps collé à la paroi lors de la progression
- L'utilisation de l'adhérence pour exploiter les prises d'escalade
- L'existence de parties du corps devant rester fixes pendant le mouvement (sauf lors de jetés).
Les jambes, à la différence des bras, ont naturellement la force nécessaire pour porter durablement le poids du corps et le faire progresser vers le haut. Aussi l'un des principes de l'escalade est de privilégier l'effort des jambes chaque fois que possible, quel qu'en soit le terrain, les bras servant d'abord à assurer l'équilibre et à garder le contact avec la paroi. Ce principe peut apparaître comme une évidence mais ne l'est pas sur le terrain pour le débutant et peut être difficile à mettre en pratique lorsque la paroi est verticale, voire surplombante.
Entre deux mouvements, la bonne position consiste donc à garder le centre de gravité au-dessus des appuis, le bassin le plus près possible de la paroi, afin de conserver un maximum de poids du corps sur les jambes. Cependant, garder tout le corps collé à la paroi rocheuse ne permet pas de voir les prises, qu'il s'agisse des prises de pied comme des prises de main. Aussi, le buste doit rester en retrait pour favoriser la vision des prises. Ensuite, pour permettre le mouvement, le bassin devra être légèrement éloigné de la paroi, autorisant la flexion de la jambe et augmentant généralement l'adhérence du pied en appui.
Dès lors que les prises disponibles ne permettent pas un appui vertical, l'adhérence devient un élément essentiel de l'utilisation de ces prises. L'adhérence concerne les prises de pied d'abord mais aussi les prises de main ou de toute partie du corps. L'adhérence à une prise est augmentée d'une part par la surface de contact et d'autre part par la pression exercée sur la prise. L'augmentation de la pression sur une prise peut être obtenue par la technique d'opposition, le grimpeur « poussant » sur deux parois d'un dièdre ou d'une cheminée ou encore, le long des fissures, lorsque le grimpeur « tire » horizontalement sur les prises de main et « pousse » dans le sens opposé sur les prises de pied (méthode de Dülfer).
Au cours d'un mouvement d'escalade, certaines parties du corps restent fixes et permettent de conserver l'équilibre, c'est en particulier le cas des points d'appui qui doivent garder le contact avec le rocher. Ces points d'appui peuvent aussi être des centres de rotation, telle l'extrémité avant du chausson d'escalade lorsque le grimpeur s'élève. Pour garder son équilibre la règle des « trois points d'appuis» est une solution simple, elle consiste à garder en permanence au moins trois points d'appui lors de la progression, c'est-à-dire les deux pieds et une main ou les deux mains et un pied. Mais si la plupart des mouvements s'effectuent en statique, où au moins une prise est toujours maintenue durant la progression, les mouvements dynamiques, comme les jetés, ne sont pas exclus, obligeant le grimpeur à lâcher plusieurs voire toutes les prises et points d'appui afin de réussir son mouvement ; la réussite de ces mouvements dynamiques suppose une bonne maîtrise des appuis statiques.
Préhension des membres supérieurs
Les préhensions dépendent du type de prise que peut présenter le rocher : bosses, plats, fissures, trous, réglettes…
Techniques de doigts
Réglettes tenues en semi-arqué
Saisie à pleine main (crochetage)
Pour les grosses prises crochetantes et confortables (bacs), où les doigts crochètent entièrement à l'intérieur de la prise.
Paumo
La paume de la main (et les doigts) englobent une prise moyenne et arrondie.
Tendu
Forme de préhension qui respecte le mieux l'architecture de la main, la moins traumatisante. S'utilise notamment sur les plats pour faire jouer l'adhérence de la peau. Dans ce cas, l'effort peut être traumatisant au niveau du poignet, qui est arqué à la place de la main.
Arqué
Du bout des doigts, plus efficace sur les petites prises mais plus traumatisant car la dernière phalange se plie dans un sens contre nature. Main fermée, le pouce se verrouille sur l'index[3]. S'utilise sur les réglettes, prises de moins d'une phalange d'épaisseur.
Semi-arquén
Les doigts pliés à 90°
Monodoigt, bidoigt, tridoigt
Saisie en tendu avec seulement un, deux, ou trois doigts d'une prise étroite (trou, poche). Tenue difficile et traumatisante.
Pince
En jouant sur l’opposition entre le pouce et les autres doigts, il faut serrer comme une mâchoire la prise, souvent en forme de colonnette. La pincette est une opposition entre le pouce et l'index sur une minuscule aspérité.
Verrou
Des doigts ou la main sont coincés dans une fissure ou un trou : verrou de doigts, verrou de main, verrou de poing, verrou à deux poings, etc. Un effet de levier avec l'avant-bras assure la fermeté du verrouillage.
Relance
Mouvement dynamique consistant à prendre une prise sans s’arrêter dessus pour prendre la prise qui suit. Utilisé typiquement sur une « prise intermédiaire », impossible à tenir.
Plat tenu en tendu
Positionnement de la main et du bras
Croisé
Pied-main (crochet talon)
Inversée
Utilisation d'une prise orientée vers le bas, pour forcer sur les pieds, en tirant vers le haut avec la main.
Appui de paume
La paume de la main vient se plaquer contre la roche, en adhérence, et souvent doigts vers le bas, afin de se pousser vers le haut.
Blocage
Maintien sur une seule prise de main, avec le bras plié et verrouillé, le temps de chercher la prise suivante avec l'autre main.
Compression
Paume ouverte vers l'intérieur, main à plat, utilisé en vérin dans les angles et en bloc.
Épaule
Le bras est fermé et la paume de la main dirigée vers l'extérieur. Ce mouvement d'une main peut s'accompagner d'une compression de l'autre main pour amorcer le déplacement.
Changement de main
Placer la main la plus extérieure possible sur la prise, puis ramener l’autre main. Changer de doigts progressivement, un par un, jusqu’à retirer la première main.
Croisé et décroisé
Utile quand un changement de main n'est pas possible. Pour un croisé extérieur main droite, la jambe gauche est en opposition, celle de droite est repliée pour donner l'impulsion et la main droite s'avance et se croise vers la prise voulue. Il faut pivoter en tournant le bassin et les épaules. Pour décroiser, le corps va alors complètement tourner pour attraper la prochaine prise, tout en contrôlant le transfert du poids.[4]
Pied-main
Mouvement parfois acrobatique consistant à poser le pied à l'endroit même où la main tient une prise, lui permettant ainsi de se libérer pour saisir une autre prise tout en maintenant l'équilibre de manière permanente.
Préhensions des membres inférieurs
L'escalade se joue principalement au niveau des pieds, les muscles des membres inférieurs étant nettement plus puissants que ceux des bras. L'utilisation des pieds est donc essentielle, exploitant une énergie beaucoup plus importante que celle disponible au niveau des bras.
Pose du pied
Adhérence
Appui du chausson à plat, sur une zone sans prise crochetante en utilisant l'adhérence de la semelle (force de friction). Pied perpendiculaire à l'appui, talon tiré vers le bas pour plus d'efficacité.
Gratonnage
Appui du pied sur un relief minuscule (gratton).
Verrou de pied
Coincement des orteils ou du pied à l'intérieur d'une fissure ou d'un trou, créant une opposition entre plusieurs zones du chausson et du rocher. Par exemple, un crochetage talon-pointe.
Selon la surface de contact du chausson :
Pointe
Pose de l'extrémité du chausson, face à la prise, en appuyant sur l'extrémité des orteils (gros orteil). Pour améliorer la précision de l'appui sur une petite prise (gratonage, pivot) ou bien l'équilibre (éloignement des hanches si le corps fait face à la paroi)
Carre interne
Pose de la partie intérieure de l'avant du chausson. Pour augmenter la surface de contact sur une réglette ou faciliter un placement avec les hanches perpendiculaires à la paroi.
Carre externe
Pose de la partie extérieure de l'avant du chausson. Pour augmenter la surface de contact sur une réglette ou faciliter un placement avec les hanches perpendiculaires à la paroi.
Plante
Pose sur le milieu de la plante du pied. Par exemple, pour se hisser sur une prise haute en conservant l'équilibre .
Un crochet de talon (pied droit) et une carre interne (pied gauche).
Talon ou crochet de talon
Utilisation de l'enrobage arrière du chausson en levant la jambe. Utile pour passer les dévers, ce crochetage permet de soulager les bras de l'appel de la pesanteur au prix d'une certaine souplesse.
Contre-pointe ou crochet de pointe
Crochetage d'une prise ou d'une arête avec le dessus du chausson (spatule). Utilisé en dévers, pour maintenir le corps contre la paroi ou en vertical pour s'équilibrer grâce à une arête.
Pointe-contre-pointe (crochet contre crochet)
La prise est prise en étau (compression) avec une pointe et une contre pointe par les deux pieds, qui poussent et tirent dans des directions opposées. Utilisé en dévers pour maintenir le corps près de la paroi.
Pointe-contre-pointe
Crochet talon droit, pied gauche en adhérence (drapeau)
Contre-pointe droite, pour éviter un ballant vers la gauche (« porte ») et mieux tenir la prise de mains verticale
Mouvement des jambes
Une lolotte (pied droit)
Changement de pied
Changer de pied d'appui sur une prise.
Pivot
Rotation du pied sur une prise tenue en pointe, pour changer le placement (lolotte, orientation des hanches…).
Changement de type d'appui
Changement d'un appui en pointe à une carre, d'un crochet talon à un appui en pointe…
Croisé de pieds
Passer une jambe derrière (ou devant) l'autre, pour saisir une nouvelle prise de pied.
Drapeau
Consiste à s'équilibrer à l'aide de la jambe sans appui. Cette jambe est tendue contre la paroi : elle est placée sur le côté (chandelle) ou bien croisée devant la jambe d'appui (cancan) ou bien croisée derrière la jambe d'appui.
Lolotte
Placement d'une jambe avec un genou tourné vers le bas (talon vers le haut). Permet de valoriser une prise de pied haute ou verticale, et rapprocher le corps de la paroi. Ce terme viendrait de Laurent Jacob surnommé “lolo” qui aurait inventé ce mouvement [5]
Griffer
En dévers, tirer une prise de pied afin d'approcher le corps de la paroi.
Mouvements particuliers
Utilisation de la méthode Dülfer : l'adhérence sur les prises, tant des mains que des pieds, est obtenue par la technique d'opposition
Enroulé d'épaule
Mouvement de torse permettant d'approcher une épaule de la paroi et d'atteindre une prise de main éloignée.
Rétablissement (réta)
Mouvement faisant passer d'une position de suspension à une position d'appui, pour sortir d'un toit ou d'un obstacle déversant. Initié par un appui d'un ou deux bras ou d'une jambe crochetée sur le toit.
Derviche
Mouvement croisé de très grande amplitude dans lequel le grimpeur va chercher la prise suivante en passant sous son bras, position qui le met dos à la paroi.
Dülfer
Les deux mains et les deux pieds se trouvent alignés sur un même axe, d'un côté et le bassin de l'autre, le corps étant de ce fait de profil. Les mains sont légèrement plus hautes que les pieds, on tire avec les mains en poussant avec les pieds. Assez physique mais pratique pour passer de grandes fissures. Ce mouvement provient du nom de son « inventeur » Hans Dülfer, un alpiniste célèbre mort durant la Première Guerre mondiale.
Grenouille
Position en dalle popularisée dans les années 1980. Le grimpeur regroupe ses deux pieds sur une même prise placée dans l'axe de son bassin en fléchissant les jambes[6].
Jeté
Mouvement d'impulsion en vue d'atteindre une prise qui n'aurait pu être atteinte normalement. Le jeté est très utilisé en escalade de bloc. Il doit plutôt s'effectuer sur de bonnes prises à la fois pour les pieds ou les mains. Il consiste à regrouper les mains avec les pieds le plus haut possible puis donner une impulsion avec les pieds en même temps que les bras tractent afin d'atteindre une prise trop éloignée. Au cours de ce mouvement, soit les deux mains décrochent des prises, soit une reste accrochée tandis que l'autre atteint la prise voulue. Les pieds peuvent être amenés à se décoller des prises.
No-foot
Provient de l'anglais signifiant « pas de pied ». Cela consiste dans une voie très déversante à ne pas utiliser les pieds en les laissant pendus. Ce mouvement peut être soit volontaire afin d'économiser une part d'énergie, soit arriver à la suite d'un glissement des pieds non souhaité. Ce mouvement nécessite d'une part une force importante et une très bonne coordination de l'ensemble du corps pour maîtriser le balancement de celui-ci.
Opposition en dièdre
On appelle dièdre une partie du rocher qui s'ouvre en deux pans plus ou moins opposés (comme deux pages d'un livre entre-ouvert), il s'agit de progresser en s'appuyant sur ces deux pans de la roche (en général : main et pied gauche sur la face de gauche, main et pied droit sur la face de droite), plus ou moins perpendiculaires, notamment à l'aide de lolottes pour les pieds (le pied est en opposition sur la paroi perpendiculaire) ou d'appuis sur la paume des mains. Le « ramonage » est une technique de progression dans une cheminée par des oppositions entre le dos, les mains et les pieds.
Run and jump
Mouvement de bloc. Le grimpeur s'élance du sol, en courant puis sautant sur des prises de pied, puis réalise un jeté pour atteindre les premières prises de main situées très haut.
Skate
Mouvement de bloc. Se stabiliser en équilibre debout sur un volume ou des prises de pied, après un run and jump.
Temps zéro
Stopper instantanément un ballant après un mouvement dynamique ou un jeté, en plaquant les pieds contre le mur, pour tenir des prises de main difficiles.
Coincement en fissure
Les mouvements de verrou ou coincement sont réalisés avec différents membres ou parties du corps coincés dans une fissure : coincement de genou, coincement talon-pointe, verrou de bras (bras tendu, aile de poulet) et pour des fissures plus larges des coincements et oppositions d'épaule, de torse et bassin (« renfougne »).
Yaniro
Ce mouvement consiste dans une voie fortement déversante à placer sa jambe par-dessus son bras opposé (par exemple jambe gauche sur bras droit) afin soit de se reposer, soit d'atteindre une prise de main éloignée. Lors de ce mouvement, la face antérieure du genou vient se placer dans le creux du coude afin de se stabiliser. C'est un mouvement particulièrement périlleux et peu usité. Il provient du nom de son « inventeur » Toni Yaniro dans les années 1980.
Le bloc
Le bloc se pratique sans baudrier ni corde sur des blocs ou murs rocheux de faible hauteur : il nécessite donc peu voire aucun matériel[A 10]. Pour limiter les risques de blessure lors d'une chute au sol, un ou plusieurs crash pads (tapis de protection) sont posés au sol pour amortir les réceptions ; de plus, il est utile qu'un partenaire effectue une « parade » afin de guider et amortir la chute du grimpeur, le cas échéant[A 11].
PsicoblocModifier Un grimpeur au-dessus de l'eau en contrejour. Un pratiquant de psicobloc.
Le solo intégral est également pratiqué au-dessus de l'eau ; on parle alors de psicobloc[A 12] ou de deep-water soloing (« solo d'eau profonde » en anglais). Cette pratique permet de faire du solo intégral sans risquer de se tuer lors d'une chute, mais n'enlève pas complètement la possibilité de se blesser car l'impact sur l'eau peut être la source de contusions ou traumatismes. Apparu à la fin des années 1970, le psicobloc est particulièrement pratiqué sur les falaises de l'île de Majorque, dans les Calanques de Marseille ou plus récemment en Thaïlande, mais est resté peu connu du grand public[57].
Cette pratique a notamment été médiatisée par Edlinger dans La Vie au bout des doigts (1982), le court-métrage Psicobloc (2002), le premier topo consacré au psicobloc à Majorque (2006), Sharma réalisant l'arche Es Pontàs (2007, 9b)[58] ou l'organisation des compétitions Psicobloc Masters depuis 2013[59],[57]. Pratiques connexesModifier
Le terrain essentiel de pratique de l'escalade est le rocher, mais il existe d'autres terrains de pratiques :
la via ferrata se pratique sur des falaises équipées avec des échelles, câbles, etc., et un équipement adapté pour l'absorption des chocs ; la grimpe d'arbres consiste à escalader des arbres ; le parcours aventure se pratique sur des structures en hauteur, souvent en forêt ; la cascade de glace est l'escalade de structures naturelles ou artificielles d'eau glacée ; le dry-tooling se pratique sur rocher avec du matériel de cascade de glace (piolets et crampons), souvent pour rejoindre une zone de glace ou sur un rocher ne se prêtant pas à l'escalade libre ; l'escalade mixte est une pratique d'alpinisme sur un terrain combinant neige, glace et rocher ; la grimpe urbaine est l'escalade de façades de bâtiments ou monuments urbains le plus souvent en solo intégral ; le parkour consiste à se déplacer de manière acrobatique (course, sauts) dans un environnement urbain, en réalisant parfois des mouvements d'escalade ; le canyoning consiste à progresser dans le lit de cours d'eau ; le sawanobori est l'escalade le long des parois rocheuses d'une chute d'eau ou des berges d'un ruisselet.
Quand faut-il pratiquer l'escalade
cela depend.
Comment décomposer l'escalade à la mode Pirate zen ?
escalade + pensée
Le grimper de l'hebertisme
Bon pour la sérotonine
escalade + intelligence
La lecture des voies fait travailler les intelligences kinesthésique, visuo spatiale et naturaliste (géologie)
Le type géologique se définit principalement par la nature des roches : le calcaire (site des gorges du Verdon, Calanques, Dolomites), le grès (Fontainebleau), la molasse (Buoux), les poudingues et conglomérats (Mallos de Riglos, Canaille), le granite (massif du Mont-Blanc, Bavella), roches volcaniques (Massif central, Allemagne, Islande), gneiss (Mercantour, Caroux), etc. La nature des roches, leurs déformations tectoniques (strates, cassures) et les effets de l'érosion (polissage, délitement, trous, taffoni) induisent d'importantes différences pour l'équipement et les mouvements d'escalade : type de prises, adhérence, facilité de protection, risques d'effritement ou chute de pierre[60], etc.
escalade + résistance physique
Entraînement
L'escalade nécessite beaucoup l'endurance des avants bras.
escalade + agilité
escalade + technique
Survie
Fabrication et utilisation des cordes
Noeuds
Santé :
Bien connaitre les gestes de premiers secours
BlessuresModifier
Bien que ce soit relativement rare, il arrive de se blesser lors de la pratique de l'escalade ou de l'entraînement. La gravité et la diversité des blessures peuvent varier grandement selon les cas, et on peut répertorier des blessures allant de la simple égratignure aux traumatismes lourds pouvant entraîner un handicap irréversible.
Les blessures sont issues de trois différentes causes : la chute du grimpeur, la chute d'un élément externe, la pratique sportive en elle-même. Chute du grimpeurModifier Une grimpeuse chutant (certainement lors d'une compétition) La chute fait partie des aléas de ce sport.
Les blessures causées par la chute du grimpeur varient selon le type d'escalade pratiqué. Dans le cadre de l'escalade sportive, elles sont généralement mineures car le grimpeur peut disposer de nombreux points d'assurage qui l'empêcheront de faire une chute trop importante et donc de se blesser gravement. Les blessures sont alors dues au contact avec la paroi et vont des petites éraflures aux contusions. Le risque de toucher la paroi lors d'une chute varie grandement avec le type de voie pratiquée. Sur une voie en dévers, ce risque est réduit alors que sur une paroi en dalle, il est augmenté.
Lors de la pratique de l'escalade traditionnelle, les blessures peuvent rapidement être plus graves qu'en escalade sportive, car les points d'assurage sont, soit peu fiables, soit inexistants et le grimpeur doit placer lui-même ses propres protections. De ce fait les points sont susceptibles de ne pas supporter la violence d'une chute, ce qui augmente la hauteur potentielle de chute avant que le grimpeur ne soit retenu par la corde. Dès lors, le grimpeur risque de frapper violemment la paroi, ce qui peut conduire à des blessures graves. De plus, à cause de l'augmentation de la hauteur de chute, il arrive que le grimpeur ne soit pas retenu par la corde et qu'il finisse sa course en tombant au sol. Ce type d'accidents est souvent la cause de blessures graves comme des fractures des membres inférieurs, du bassin ou de la colonne vertébrale. Dans certains cas, il arrive que le grimpeur se retourne, se retrouvant ainsi dos à la paroi, et que sa tête ou son rachis heurte la roche. Ce type d'accident peut être rapidement très grave car le choc peut provoquer un traumatisme crânien.
Dans le cadre du bloc, les chutes peuvent avoir une conséquence supplémentaire car le grimpeur n'est assuré par aucune corde. C'est le crash pad qui amortira l'atterrissage et il n'est pas rare de voir des personnes se tordre la cheville lors d'une mauvaise réception. De plus, lors de l'escalade de blocs de grande hauteur, des lésions aux genoux, aux hanches et à la colonne vertébrale peuvent survenir. Une chute à côté du crash pad peut aussi être la cause de blessures car le grimpeur risque alors d'atterrir sur un rocher ou une racine d'arbre.
Lors de la pratique de l'escalade en solo intégral, le grimpeur n'a aucun système d'assurage, les blessures sont donc généralement fatales car la chute du grimpeur se termine immanquablement au sol. Les lésions varient principalement en fonction de la hauteur de chute et vont des fractures à la paralysie, si elles ne causent pas la mort du grimpeur. Chute d'un élément externeModifier Un homme portant un casque et du matériel accroché à une paroi Le casque est la seule protection efficace pour un grimpeur.
La chute d'un élément externe, comme un morceau de roche, peut causer des blessures dont la gravité dépend de la taille de l'objet et de la hauteur de la chute. Cet accident demeure malgré tout assez rare. Les lésions vont de la simple égratignure jusqu'à, dans certains cas extrêmes, la mort du grimpeur ou de l'assureur. Il n'est pas rare de faire tomber de petits cailloux lors d'une ascension qui, s'ils ne sont pas une source de risques pour le grimpeur, peuvent l'être en revanche pour la personne qui s'occupe de l'assurage ou pour une autre cordée.
Le port d'un casque permet de limiter notablement les risques dans de tel cas ou, du moins, de limiter la gravité des blessures à la tête. Le décès de Jean Couzy dans le massif du Dévoluy en 1958, victime d'une chute de pierre, a contribué à la prise de conscience de l'importance du port du casque en escalade[98]. Pratique sportiveModifier
Répartition des pathologies[99]
main (41 %) coude (19,7 %) épaule (13,1 %) genou (9,8 %) rachis (7,1 %) cheville (8,2 %) pied (1,1 %)
Les blessures causées par la pratique de l'escalade sont dues à des efforts trop importants sur une ou des régions du corps. Elles touchent principalement les articulations, les muscles et les tendons qui sont énormément sollicités lors de certains mouvements ou pour tenir des prises de petites tailles. Les doigts et les mains sont d'ailleurs particulièrement sujets aux lésions dues à un effort trop violent. Selon une étude en ligne, la main représente un tiers des lésions tandis que les membres inférieurs (genou, cheville et pied) en représentent un quart ; le reste est occupé par le rachis, l'épaule et le coude[99].
Une des plus courantes lésions de ce type est la rupture de poulie, qui arrive généralement lors d'une mise en charge violente sur une prise de petite taille ; elle consiste en une déchirure partielle ou complète d'une ou plusieurs poulies digitales, qui servent à maintenir les tendons fléchisseurs des doigts au contact du squelette[A 23]. Cette lésion est assez spécifique à l'escalade[100].
La tendinite est aussi une des affections régulièrement rencontrées en escalade à cause des efforts répétés sur les tendons. Elles apparaissent le plus souvent au niveau des doigts et du poignet, mais peuvent aussi survenir au coude ou à l'épaule.
Dans les traumatismes, les membres inférieurs sont les plus visés lors de la pratique du bloc tandis que ce sont les membres supérieurs et en particulier la main qui sont touchés lors de la pratique de la voie[99].
Survie :
escalade libre avec materiel d'assurage, le rappel
Escalade de bloc pour fuite ou recherche de repère.
Escalade + endurance
Escalade + zen
Escalade est une activité qui se fait en pleine conscience
D'où vient mon inspiration pour l'escalade ?
Qui m'inspire pour l'escalade ?
- Les frères Mawen : https://lesfreresmawem.fr/
- 💳 Faire un don maintenant (lien à venir)
- 📧 Pour toute question ou suggestion, contactez-moi.
Merci pour votre soutien ! 🌸