Si la durée du contact du froid n'a pas été trop prolongée, et si le sujet est suffisamment fort, cet effet est suivi d'une réaction énergique spontanée. Entre + 8 et + 14 ou 15 dégrés centigrades l'effet, selon M. Gillebert d'Hercourt, est excitant si le contact du froid ne dure pas plus de trois à quatre minutes; dans le cas contraire, l'excitation s'éteint et fait place à un effet déprimant qui, lui-même, est suivi d'une nouvelle excitation on d'une réaction spontanée proportionnelle aux forces du sujet. Enfin, entre + 26 et + 28 degrés centigrades, l'effet est directement et exclusivement sédatif, c'est-à-dire qu'il n'est ni précédé ni suivi d'aucun phénomène d'excitation ou de réaction spontanée. Il y a loin de ces données au précepte énoncé en ces termes par le docteur Fleury : l'eau au-dessus de 14 degrés doit toujours être bannie de la thérapeutique hydrothérapique 589 Il faut bien le reconnaître dans les applications de l'hydrothérapie à la gymnastigue, une question de tact domine tout. Ce tact, analogue à celui du clinicien, est affaire de pratique pour un esprit observateur. Une douche d'égale température, d'égale durée. d'égale intensité administrée deux jours consécutifs au même individu par deux personnes différentes, produit des résultats sensiblement variés. Ces variations tiennent, sans doute, à une légèreté de main plus ou moins exquise, à une appréciation plus ou moins lucide de la force de résistance du sujet au moment précis où l'on opère. En somme, les effets de l'hydrothérapie sont sédatifs ici, excitants là, et la réunion de certaines conditions permet d'en modifier le sens diamétralement et à volonté. La possibilité de se procurer instantanément de l'eau très froide celle d'en adoucir la température en y faisant dériver un courant d'eau chaude et d'en porter exactement le degré à la hauteur voulue; celle, enfin, de graduer la pression de la douche à son gré et de la modeler sur la force de résistance et la constitution des personnes, nous semblent les principales de ces conditions. Entre des mains habiles et associée à la gymnastique, l'hydrothérapie est par elle-même, un puissant moyen de développer la tonicité du système musculaire comme de combattre une foule d'affections d'origine lymphatique ou nerveuse. D'habitude, dans les gymnases, on a recours à l'issue des exercices, à la douche en jet. 590 Pour restituer aux muscles, encombrés par les produits de combustion formés au cours de contractions énergiques et réitérées, la tonicité que leur manque, ce mode d'affusion est, nous l'avons vu, suffisant. D'une simplicité extrême, l'appareil pour la douche en jet est d'une installation des plus faciles. Il se compose d'un réservoir élevé de dix mètres environ au-dessus du sol. Du fond du réservoir part un tuyau cylindrique en métal auquel fait suite un conduit en cuir ou en caoutchouc que termine une embouchure en cuivre munie d'un robinet. Pour varier la douche en jet par la douche en pluie, sans autre installation d'appareil, il suffit que l'embouchure du conduit soit pourvue d'un ajutage auquel puisse s'adapter une pomme d'arrosoir. En ce qui concerne la douche soit en jet, soit en pluie, il est une précaution spéciale à ne pas négliger. La prudence veut qu'on ménage le vertex 591 et qu'il n'ait pas à subir le choc direct du jet. En ce qui concerne l'immersion, M. Rouhet 592, dont l'expérience personnelle peut passer, à bon droit, pour consommée à cet égard, recommande de n'y avoir recours, à la suite des exercices violents, que le matin de bonne heure (8 à 9 heures). On éprouve, en effet, une certaine répugnance à se jeter dans l'eau à un autre moment de la journée, et en voici, selon lui, la raison : « Le matin, l'air possède une température très basse et l'eau est toujours à zéro; ce qui fait qu'elle paraît relativement chaude; au contraire, le soir, l'atmosphère a été chauffée par les rayons du soleil; l'eau a gardé la même température, aussi semble-t-elle très froide. C'est à cause du même phénomène qu'au printemps et à l'automne les douches paraissent le plus pénibles à prendre. » A l'issue de la douche, pour favoriser la réaction, rien n'équivaut au massage. Les règles du massage hygiénique sont d'une simplicité absolue. Après l'affusion, quelle qu'en ait été la forme (immersion, ablution, douche), le corps est essuyé avec un linge bien sec. Pendant cinq à six minutes, on se livre à un exercice violent, à la course en vitesse, par exemple, puis on se fait frictionner avec une brosse de chiendent ou un gant de crin, jusqu'à apparition d'une vive rougeur sur la peau. Il importe que cette friction soit faite dans le sens de la circulation veineuse; elle devient alors un puissant auxiliaire pour le libre cours du sang. Grâce à ces manoeuvres élémentaires de massage, la perméabilité de la peau s'accroît, ainsi que sa souplesse. Par suite de la disparition de la graisse et de la suractivité de la circulation, elle prend un ton mat, légèrement azuré. Cette coloration de la peau est caractéristique. On ne l'observe, que chez les individus parfaitement entraînés. Ces manœuvres, enfin, donnent un coup de fouet à la tonicité et à la contractilité musculaires et calment les douleurs auxquelles les gymnastes, ceux surtout qui s'exercent à soulever de gros poids, sont enclins. Telles sont, pour réduire les choses à leur expression la plus simple, les dispositions qu'exige l'organisation rationnelle du gymnase. Fixés sur les conditions de son agencement matériel, il nous reste, afin d'en apprécier en connaissance de cause journée, et en voici, selon lui, la raison : « Le matin, l'air possède une température très basse et l'eau est toujours à zéro; ce qui fait qu'elle paraît relativement chaude; au contraire, le soir, l'atmosphère a été chauffée par les rayons du soleil; l'eau a gardé la même température, aussi semble-t-elle très froide. C'est à cause du même phénomène qu'au printemps et à l'automne les douches paraissent le plus pénibles à prendre. » A l'issue de la douche, pour favoriser la réaction, rien n'équivaut au massage. Les règles du massage hygiénique sont d'une simplicité absolue. Après l'affusion, quelle qu'en ait été la forme (immersion, ablution, douche), le corps est essuyé avec un linge bien sec. Pendant cinq à six minutes, on se livre à un exercice violent, à la course en vitesse, par exemple, puis on se fait frictionner avec une brosse de chiendent ou un gant de crin, jusqu'à apparition d'une vive rougeur sur la peau. Il importe que cette friction soit faite dans le sens de la circulation veineuse; elle devient alors un puissant auxiliaire pour le libre cours du sang. Grâce à ces manoeuvres élémentaires de massage, la perméabilité de la peau s'accroît, ainsi que sa souplesse. Par suite de la disparition de la graisse et de la suractivité de la circulation, elle prend un ton mat, légèrement azuré. Cette coloration de la peau est caractéristique. On ne l'observe, que chez les individus parfaitement entraînés. Ces manœuvres, enfin, donnent un coup de fouet à la tonicité et à la contractilité musculaires et calment les douleurs auxquelles les gymnastes, ceux surtout qui s'exercent à soulever de gros poids, sont enclins. Telles sont, pour réduire les choses à leur expression la plus simple, les dispositions qu'exige l'organisation rationnelle du gymnase. Fixés sur les conditions de son agencement matériel, il nous reste, afin d'en apprécier en connaissance de cause l'utilité, à en étudier le fonctionnement..
- 💳 Faire un don maintenant (lien à venir)
- 📧 Pour toute question ou suggestion, contactez-moi.
Merci pour votre soutien ! 🌸