Pourquoi prendre soin de son corps

la Culture Physique est altruiste

Si on se renforce physiquement, que l'on travaille son agilité ou son endurance on est en meilleure santé physique. Et on peut venir en aide aux autres plutôt que de leur imposer de prendre soin de nous..

le goût de la beauté physique et de la santé.

A savoir que les muscles existaient chez les anciens et qu’il n’y a pas de motif plausible pour ne pas les faire figurer dans notre anatomie. Et que si muscles il doit y avoir, il est urgent de les accroître et les maintenir par l’entretien. Car si ailleurs la fonction crée l’organe, ici le fonctionnement maintient l’organisme.

Mais terminons cette digression, et revenons au but du présent chapitre.

L’amélioration physique des culturistes encore que toute personnelle, sert-elle la collectivité ? Sans hésiter, répondons oui ! Et essayons de le démontrer.

Prenons un magasin quelconque. Une centaine d’ouvriers y travaillent.

Atavisme défectueux, conditions de vie malsaines, bref tout concourt à les anémier.

Résultat: chaque jour quelques malades manquent à l’appel. En fin d’année, le rendement se trouve notablement diminué. La quantité de marchandises livrées à la consommation est moindre. Et si les besoins restent les mêmes — et il en est ainsi — il y a déficit de production et augmentation de prix.

Si les ouvriers précités, touchés par la grâce, se mettent à la culture physique, une amélioration sensible de la santé générale de l’atelier ne tarde pas à se manifester au bout de quelques mois. Soit une production plus grande, mieux ajustée aux besoins, et partant moins de raisons de plus value.

On voit déjà si l’on généralise pour tout un pays, le bénéfice à retirer au seul point de vue du rendement professionnel d’une meilleure santé publique.

En effet, si un culturiste se développe par l’exercice, si 40 millions pratiquaient de même, le problème serait résolu.

Un autre point tout aussi capital est celui de l’assistance contre la maladie.

Nos hôpitaux regorgent de malades. Non seulement les consultations sont tellement fréquentes que les médecins ne peuvent examiner les patients que d’une façon superficielle, mais les hospitalisés sont également en surnombre.

Là encore, avec une meilleure santé qui aurait immédiatement pour corollaire la diminution des malades, ceux qui malgré tout, sont dans un état physique précaire auraient alors le droit d’espérer tous les soins que cet état nécessiterait. Leur nombre restreint n’exigerait pas l’agrandissement des hospices actuels ou la création de nouveaux. D’où diminution du budget de l’Assistance Publique. Si l’on pratiquait de la sorte, si durant quelques années les économies ainsi réalisées, faibles au début, mais qui iraient en augmentant étaient employées intelligemment à l’entraînement physique de la jeunesse et ceci dès l’école, on serait stupéfait au bout de quelque io ans des bénéfices réalisés dans ce domaine. Actuellement les bien portants paient un impôt pour les malades. C’est la règle. Mais ne préféreraient-ils pas mieux pâyer pour que d’autres se portent également bien ? Et prévenir ne vaut-il pas mieux guérir ? C’est le rôle, le but de la culture physique, qui, quoique individuelle s’affirme — nous le disions en tête de ce chapitre — éminemment sociale et altruiste. Encore une qualité, et que beaucoup méconnaissent, à son actif. Quand nous serons à cent.

Nous parlons d'employer intelligemment les fonds pour l’Éducation Physique En effet, il ne saurait alors s’agir de créer un nouveau stade olympique, un palace pour as de tennis, mais en place d’un seul Colombes, des dizaines de terrains simples où tout le monde se rendrait, non comme spectateur, mais comme acteur.

Là est la vérité, mais pas ailleurs.

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  • Dernière modification : 2025/12/31 19:28
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