MARCHER DE NUIT Franchir un territoire inconnu durant la nuit peut être dangereux mais s'avérer nécessaire en cas d'urgence ou dans certaines circonstances - dans le désert par exemple - où il peut apparaître plus supportable de voyager la nuit. La nuit n'est jamais totalement noire et la vision jamais complètement nulle même pour l'homme. Cependant, du fait qu'il est difficile de distinguer nettement les choses, on se trouve facilement désorienté, ce qui donne la sensation d'être perdu. Une boussole peut être utile pour conserver sa direction et dissiper cette crainte. Il fait toujours plus sombre sous les arbres qu'à découvert : restez donc en terrain découvert si possible. Pour examiner un objet la nuit mieux vaut regarder un de ses bords et non directement son centre. Il est difficile de distinguer quoi que ce soit s'il y a une masse sombre au milieu, mais les contours se voient plus clairement. Lorsque les yeux se sont habitués à l'obscurité, on distingue de plus en plus de choses à mesure que s'accroît la «< vision nocturne ». Il faut environ 30 à 40 minutes pour s'accoutumer à l'obscurité. Cela fait, il est indispensable de se protéger les yeux de toute lumière vive, faute de quoi la vision nocturne sera altérée un bon moment. S'il est absolument inévitable d'utiliser une lumière, fermez un œil afin que la vision de celui-ci au moins soit conservée. S'il faut, par exemple, consulter une carte, un filtre rouge placé sur la torche permettra de préserver la vision nocturne. L'ouïe est un sens primordial dans l'obscurité : le bruit d'une rivière, par exemple, est une bonne indication de la vitesse de son courant. On peut sentir la végétation dans le noir et les odeurs familières permettent de l'identifier. Marchez DOUCEMENT dans le noir, et tâtez le sol à chaque pas avant d'y porter tout votre poids. Pour descendre une pente, faites-le en traînant les pieds.
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