CHAPITRE XIX. APRÈS L'EXAMEN. Les préoccupations cessent. Succès ou échec. - La détente nerveuse. — L'expérience acquise. Les bonnes résolutions.
Les différentes épreuves écrites ou orales d'un examen ayant été subies, quel qu'en doit être le résultat, le candidat éprouve un véritable soulagement, une sorte de détente nerveuse, bien que parfois il prévoie un échec ou soit dans le doute.
Mais lorsque le résultat est proclamé, la joie de ceux qui ont été reçus est légitime ; c'est la récompense de leur labeur.
Quant à ceux qui ont échoué, il leur serait superflu de se livrer à des regrets exagérés.
Si l'épreuve qu'ils viennent de subir était un concours, leur échec n'est le fait que d'une infériorité relative vis-à-vis de camarades mieux prémunis.
Si c'était un examen, ils peuvent peut-être excuser leur échec par le hasard d'interrogations difficiles, la rencontre d'un examinateur sévère, des malchances diverses, et se donner la consolation d'atténuer autant que possible leur responsabilité personnelle.
Mais dans l'un et l'autre cas, l'épreuve qu'ils viennent de subir ne leur aura pas été inutile ; elle les aura familiarisés avec le genre d'examen, les interrogations à subir, les aura aguerris peut-être contre une intimidation bien naturelle, aura excité leur émulation en vue de l'effort à faire pour qu'ils puissent se présenter à une nouvelle session et subir avec succès cette fois les épreuves de l'examen.
Le candidat refusé doit se rappeler avoir vu dans l'histoire que les plus grands capitaines ont subi dos défaites, mais que, loin de se laisser abattre par celles-ci, ils y puisaient une nouvelle énergie et les considéraient comme un motif de redoubler de persévérance et le courage !
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