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Le jardin forêt une révolution culturelle et naturelle

Quoi de neuf ? Le jardin-forêt

Un procédé tout ce qu'il y a de plus naturel qui réplique ce que la Terre a mis des millénaires à inventer… Et qui n'a que des avantages,

Il était une forêt…

Et si les plan(e)tes vertes s'étaient alignées ? À l'heure où le célèbre botaniste Francis Hallé plaide pour la création en Europe de l'Ouest d'une forêt primaire ayant vocation à prospérer de façon autonome - c'est-à-dire sans l'action de l'homme - afin de reconstituer du vivant et lutter contre le réchauffement climatique, l'intérêt pour la permaculture croît dans nos jardins.

Bonne nouvelle : concilier ces deux démarches écologiques à l'échelle individuelle n'est pas impossible si l'on opte pour le jardin-forêt nourricier. Seule contrainte : la patience ; l'échelle étant le temps…

Nature est découverte

Même si la technique est ancestrale et pratiquée sous différentes latitudes par de nombreuses civilisations (amazonienne, tanzanienne, indienne…), le principe en région tempérée occidentale a été théorisé par l'horticulteur et écologue britannique Robert Hart dans les années 1960 sur un terrain de 5000 m2.

Son idée est de recréer un écosystème forestier comportant tous les types de végétaux nécessaires à l'autosuffisance alimentaire (fruits, légumes, épices, variétés aromatiques et médicinales…), et que cet écosystème trouve un équilibre lui permettant d'être • autonome. Comme si, en somme, l'être humain n'était pas là…

Sept d'un coup !

Pour obtenir son jardin-forêt, Hart a observé l'étagement végétal dans une forêt ordinaire, remarquant qu'elle était composée de strates. Il distingue sept couches qu'il rétablit scrupuleusement. De la plus basse à la plus haute : la rhizosphère (tubercules, légumes-racines…), les plantes couvrant le sol (fraisiers, champignons…), la couche herbacée (aromatiques, salades…), la végétation grimpante (vigne…), les arbustes (plantes à baies), la strate arborée basse (petits fruitiers) et la canopée (grands fruitiers et arbres pour la production du bois). Bien entendu, il faut qu'une lumière profite aux plantes basses, que l'humidité soit assurée et les associations végétales demeurent respectées.

Récolte miracle

Une fois l'équilibre assuré, l'entretien est relativement modeste par rapport à une exploitation de taille comparable. Entre autres bénéfices, un jardin-forêt rebâtit un habitat pour la faune sauvage, laquelle agit comme prédatrice sur les nuisibles. Par essence, les cultures se passent donc d'engrais ou de pesticides et demeurent biologiques. Une opération gagnante sur tous les tableaux pour dame Nature, les jardiniers et les consommateurs.

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  • Dernière modification : 2025/12/31 19:28
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