La santé est un marathon, pas un sprint
Prévention
Mieux vaut prévenir que guérir
Vaccination
est une philosophie (une culture de la sécurité) visant à vivre dans un environnement sûr en conservant son intégrité physique et psychologique.
C'est aussi un plus sur le plan moral, juridique et financier.
Comment instaurer Safety first. ?
La culture de la sécurité est formé de trois élément qui réagissent entre eux :
Les conditions de vie, le comportement, le management.
La santé est un marathon, pas un sprint
« Ne pas prévoir, c’est déjà gémir. »
Ne pas trop se couvrir de vetements, s'habiller en mode multicouche.
En étant dans de bonnes conditions physiques, le corps se défend mieux et de lui même contre les maladies.
Frédéric Saldmann – Le meilleur médicament c’est vous
Prévenir c'est mieux que guerir.
Il paraît que les médicaments les plus prescrits ont en moyenne 100 effets secondaires chacuns. Surtout les antiviraux, les antidépresseurs et contre parkinson.
La prévention est un ensemble de mesures à prendre afin d’éviter qu'un accident ou une maladie ne survienne. Elle consiste
Un accident est toujours la rencontre de plusieurs facteurs, dont au moins une négligence et un hasard. En effet, s'il n'y a pas de négligence ou de hasard, il s'agit alors d'un crime, au sens large du terme : une action délibérément nuisible, malveillance, sabotage… Lorsqu’il n'y a pas de négligence mais seulement un hasard, on parle de calamité. La prévention consiste donc d’abord à essayer de prévoir les facteurs pouvant conduire à l'accident. Lorsqu'un accident se produit, il faut analyser ces facteurs (arbre des causes) afin d’éviter qu'un accident similaire ne se reproduise (capitalisation de l'expérience).
Un des principaux moyens de prévenir les accidents consiste à informer les personnes soumises au risque. En effet, puisqu’il y a toujours au moins une négligence, il faut tenter d'influer sur les comportements afin de réduire ce facteur. La première étape de l'information est en général la sensibilisation : faire comprendre aux personnes quel est le risque et pourquoi il est nécessaire de changer (ou de maîtriser) son comportement.
Accident
L'accident peut être défini comme un évènement soudain ayant pour conséquence des dégâts sur les personnes, le matériel ou l'environnement.
Danger
L'accident étant la conséquence de plusieurs facteurs, si l’on supprime un seul facteur, on peut éviter l'accident, mais celui-ci reste toujours probable : on est en situation de danger. On pourrait définir un danger comme une situation dans laquelle il ne manque qu'un seul facteur pour qu’il y ait un accident.
Par exemple, pour qu’il y ait une explosion de gaz, il faut un mélange explosif et une source d'énergie (étincelle, flamme…). Si l’on est en présence d'un mélange explosif qui n'a pas encore explosé, il n'y a pas encore d'accident, mais il y a un danger.
Risque
Le risque pourrait être défini comme une action pouvant mener à un danger, c'est-à-dire que l'action est un facteur pouvant mener à l'accident, en effectuant l'action, on s'approche de l'accident ; mais l’on n’est pas sûr que cela va déboucher sur l'accident : le comportement à risque ne débouche que rarement sur un accident, on a donc fréquemment l'impression que ce comportement est inoffensif.
Exemple ; d'une personne qui traverse un voie de chemin de fer en dehors d'un passage protégé. Il n'y a de danger que si un train approche ; même dans ce cas-là, il n'y a pas nécessairement accident, la personne pouvant réussir à traverser de justesse ou bien avoir le réflexe de se jeter en arrière. S'il n'y a pas de train à l'approche, il n'y a pas de danger, mais il y a tout de même un risque, car le train roulant vite et la voie n'étant visible que sur quelques centaines de mètres, on ne peut pas savoir s'il y a danger.
Exemple d'un accident de la circulation ; On a une route simple à deux voies en côte et une voiture doublant une autre voiture en montant la côte. Si une voiture circule en sens inverse, on a un danger qui n’est pas vu (puisque cette voiture est cachée par le sommet de la pente), danger qui peut se transformer en accident (choc frontal), mais qui peut aussi se résoudre sans dégât (par exemple la voiture doublant réussit à se rabattre grâce au coup de frein de la voiture doublée et de la voiture venant de face). Si aucune voiture ne vient en face, il n'y a alors pas de danger, mais le conducteur doublant n'a aucun moyen de le savoir, il prend un risque. Le risque est donc un danger potentiel qui lui-même est un accident potentiel ; de ce fait, le risque n'est souvent pas perçu comme tel, mais il peut bel et bien mener à l'accident. C'est là qu'est toute la difficulté de la sensibilisation…
Les comportements humains font suite à une prise de décision (si l’on excepte les réflexes). Cette prise de décision s'appuie en général sur une analyse coût/gain (dans le sens large et non pas financier), ou plutôt coût estimé/gain attendu, le coût estimé et le gain attendu étant plus ou moins éloignés des coût et gain réels.
Si l’on considère un comportement à risque, la personne décide de prendre le risque car à son avis le bénéfice (gain) vaut le risque encouru (le coût étant ici la probabilité et la gravité de l'éventuel accident). Si le comportement est à risque, c’est précisément que l'estimation faite par la personne est fausse, il ne s'agit pas d'une analyse rationnelle mais d'a priori, d'idées reçues, d'impressions.
Exemple d’un conducteur qui a l'impression qu'en accélérant au-delà de la limite de vitesse, il arrivera plus tôt à sa destination tout en n'augmentant pas le risque d'accident. L'estimation du gain (de temps) et du coût (risque d'accident) sont tous les deux faussés.
De même, le respect d'une mesure de sécurité est une contrainte (un coût) qui apporte une protection (gain). Si une personne ne respecte pas une consigne de sécurité, c’est qu’à son avis, la protection apportée ne justifie pas la contrainte.
Exemple du cycliste qui a l'impression que le port du casque est contraignant (chaleur) et n’est pas nécessaire (la vitesse est faible comparé aux motocyclettes). Là encore, l'estimation du gain (protection contre les traumatismes crâniens) et du coût (casque supposé inconfortable) sont faussés.
Pour amener les gens à respecter un règlement de sécurité, on peut donc :
L'estimation du risque est donc faussée par les idées reçues. Ce décalage entre l'estimation et la réalité peut avoir plusieurs facteurs, notamment :
Par ailleurs, le risque estimé est comparé avec le « risque acceptable » : étant évident que le « risque zéro » n'existe pas d'une part, et d’autre part qu'un bénéfice ne peut s'acquérir qu'en courant un risque, chaque personne évalue implicitement un risque acceptable, qui est le danger qu'elle accepte de courir, l'accident qu'elle trouve normal de subir, par exemple comme sanction d'échec ou fatalité. Cette notion de risque acceptable comporte des dimensions sociales et psychologique. Par exemple, pour un grand nombre de citoyens français, les accidents de la route sont acceptables alors qu’ils causent de nombreux morts et que l’on peut agir par un comportement individuel ; à l'inverse, une inondation sur laquelle on ne peut agir et qui fait peu de victimes paraît inacceptable.
On a donc une double source d'irrationalité qui induit la prise de risque : irrationalité dans l'estimation du risque, et irrationalité dans la référence (risque acceptable). Pour estimer de manière plus précise les risques sans a priori, il faut donc se reporter aux statistiques. En France, les décès sont principalement dus :
| Classement | Cause | Nombre de morts annuel | pour 100 000 habitants | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | maladies cardiovasculaires | 165 000 | 266 | |
| 2 | cancers | 150 000 | 241 | |
| 3 | maladies infectieuses | 36 000 | 58 | |
| 4 | accidents domestiques | 20 000 | 32 | |
| 5 | suicides | 12 000 | 17,5 | |
| 6 | accidents de la route | 7 500 | 13 |
Note : les chiffres proviennent de plusieurs sources et peuvent correspondre à des années différentes, il ne faut donc les considérer que comme des ordres de grandeur ; se reporter aux références pour plus de détails
Cette analyse dépend bien entendu de la manière dont on répartit les causes de décès. Si l’on considère par exemple non pas la pathologie menant au décès mais le comportement ayant favorisé la pathologie, on voit que
Le problème est plus complexe pour différentes raisons :
On distingue classiquement la prévention primaire visant à éviter la maladie chez le patient n'ayant jamais été malade, de la prévention secondaire destinée à diminuer les suites et la gravité de l'affection chez un patient ayant déclaré la maladie ou visant à dépister plus tôt la maladie dans les populations présentant un risque important de déclaration de cette dernière. La prévention tertiaire, enfin, cherche à empêcher les complications ou les rechutes. La médecine préventive fait partie de la santé publique.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit trois niveaux de prévention :
À noter qu'une autre prévention existe :
Le comportement à risque ne consiste pas uniquement à faire des actions dangereuses ; lorsque l’on considère les principales causes de décès, on voit que le comportement quotidien (l'alimentation, la sédentarité…) peut être considéré comme la première cause de décès. On peut réduire les risques de maladie cardiovasculaire et de cancers, de manière relativement simple et sans danger, en adoptant ces comportement :
En France, les cancers sont la deuxième cause de mortalité et les maladies infectieuses la troisième. Cette mortalité concerne surtous les personnes âgées, à l'exception du sida ; on est donc tenté de penser qu’il s'agit là d'un phénomène « normal » touchant les personnes en fin de vie. Cela serait oublier que les maladies infectieuses ont été pendant des millénaires la première cause de mortalité infantile comme adulte — c’est d'ailleurs toujours la première cause de mortalité dans le monde, essentiellement dans les pays en voie de développement — et que leur régression est due certes aux progrès des soins médicaux, mais aussi à la prévention : hygiène et vaccinations. D'ailleurs, les populations jeunes des pays développés ayant perdus ces notions sont particulièrement exposées, comme les sans domicile fixe. Outre une bonne hygiène de vie (alimentation, exercice, éviter les comportements à risque, cf. section ci-dessus) qui permettent d’avoir un meilleur état de santé général (donc de mieux résister aux infections) et d’éviter les cancers, il faut également insister sur :
Il faut aussi prendre précautionneusement les médicaments prescrits par un médecin, en lisant systématiquement les notices accompagnatrices, riches en informations (effets secondaires, interactions avec d'autres médicaments, recommandations…) et ne pas hésiter à questionner le médecin ou le pharmacien en cas de doute. Les effets peuvent ne pas être immédiats, et il faut continuer le traitement jusqu'à la fin même en cas d'amélioration et disparition des symptômes, notamment dans le cas des antibiotiques : la disparition des symptômes signifie la diminution du nombre de germes, mais pas leur disparition, si l’on interrompt le traitement trop tôt, ceux-ci peuvent se re-développer, et devenir résistants à l'antibiotique.
Il faut également limiter l'automédication aux seuls médicaments en vente libre, après conseil du pharmacien et lecture de la notice ; il ne faut ne pas reprendre un médicament prescrit par le médecin même si les symptômes sembles les mêmes, par exemple, une angine peut être virale ou bactérienne, les symptômes sont similaires mais le traitement différent. En particulier, les antibiotiques sont sans effet sur les virus. Notons également que les intoxications médicamenteuses causent 600 morts par an. Le rôle de la collectivité (l'état) est primordial, pour organiser l'hygiène collective, le suivi de la santé, l'information et la sensibilisation.
On estime que six millions d'enfants de moins de cinq ans meurent par an. Selon Bryce et coll[1] ., on pourrait facilement réduire la mortalité infantile dans les pays en voie de développement par un programme préventif à bas coût (estimé à 1,23 USD par enfant, 4,6 milliard d'USD par an pour les 42 pays concentrant 90 % des cas de mortalité infantile), comprenant douze mesures :
Cette démarche préventive se ferait au cours de 18 contact dans les cinq premières années, alors que le traitement curatif de ces maladies et carences nécessite en moyenne 35 contacts sur cette période.
Dans certains pays, la législation oblige tout employeur à effectuer une analyse de risques ; en France, cette analyse doit être synthétisée dans un document unique. Les risques sont évalués selon deux critères : probabilité de l'évènement non souhaité et gravité du dommage causé dont les accidents qui font partie des dommages les plus graves. Il en va ainsi de la responsabilité de l'employeur de prendre des mesures de prévention et/ou de protection adéquates afin d’éviter ces accidents pour les premières et/ou de diminuer la grièveté de ceux-ci pour les deuxièmes.
Chaque année en France métropolitaine, les accidents domestiques causent environ 20 000 morts (soit 3,6 % des décès), 80 000 morts dans l'Union européenne et plusieurs millions de morts dans le monde. On parle aussi d'accident de la vie courante (AcVC). Les principales causes sont (le nombre de morts indiqué est pour la France en 1999) :
En France, les accidents de la route font environ 7 000 morts par an et plus de 100 000 blessés. En 2001, ils ont représenté 61,2 % des accidents du travail mortels (accidents de parcours compris), avec 836 accidents, selon les données de la Assurance maladie.
La prévention est complexe et délicate, les situations ne sont pas toujours évidentes à détecter. D'une manière générale, on peut dire que le suicidant (celui qui fait une tentative de suicide) est très fréquemment en état de dépression. Il faut donc veiller à soutenir un proche en situation difficile (séparation, perte d'un être proche, perte d’emploi, adolescence, échec scolaire, échec sentimental, perte d'autonomie…), c'est-à-dire de l'écouter sans le juger et sans faire d'analyses psychanalytiques, voire de stimuler le dialogue avec une phrase du type « je ne te sens pas bien en ce moment ». On peut essayer de stimuler la personne à sortir et se divertir malgré une perte d'envie, mais éviter à tout prix les phrases du type « fais un effort ! » ou « prend un peu sur toi ! » : la personne fait déjà des efforts énormes pour essayer de se sortir de sa déprime. On peut enfin l'inviter à consulter un médecin généraliste. Lorsque l’on sent que le passage à l'acte est imminent, il faut prévenir les secours (112 dans l'Union européenne, 15 ou 18 en France).
La formation aux premiers secours est une mesure de prévision (agir après la survenue de l'accident), mais c’est aussi une mesure de prévention : en effet, une personne formée est plus consciente des risques, elle fait plus attention aux autres personnes, elle adopte donc spontanément un comportement plus prudent. La sensibilisation aux risques est d'ailleurs un des buts explicites de ces formations.
Wikipédia prévention des risques
Yojo japonais
Théorie de la zone bleue
Il vaut mieux prévenir que guérir
Le Maître dit : « Celui dont la prévoyance ne s’étend pas loin sera bientôt dans l’embarras. »