Paleo-Sante
Mode de vie Paléo Dès le début de la sédentarisation, deux activités sont devenues essentielles : l'agriculture-artisanat et l'élevage-pastoralisme. Il faudrait détailler leurs effets négatifs qui sont : ¤ l'augmentation des tensions avec l'apparition de la propriété (terres-maisons, troupeaux, etc.) : exemple encore aujourd'hui entre les Dogons et les Peuls en Afrique de l'Ouest. ¤ la valeur des biens devient la référence unique. L'humain n'est plus que producteur ou consommateur. ¤ l'augmentation du temps de travail. ¤ l'apparition de maladies liées au changement d'alimentation principalement basée sur les glucides d'origine végétale issus des céréales, des légumineuses cultivées ainsi que des laitages. ¤ la multiplication des pandémies liées à l'apparition au néolithique de germes nouveaux d'origine animale (bactéries, virus dont la peste) issus de la domestication d'espèces sauvages et de la promiscuité du cheptel avec les humains. ¤ les migrations importantes pour fuir la sur-population et les pandémies.
Ce ne sont là que les effets de la révolution néolithique auxquels s'ajoutent les effets tout aussi négatifs de la révolution industrielle (voir les romans de Zola, Dickens) puis de la révolution numérique (voir les travaux du philosophe Bernard Stiegler)…
Tous les progrès technicos-scientifiques issus de cette rapide évolution ont conduit à une profonde dégradation de l'environnement, de la santé des humains. C'est effrayant ! Le monde occidental est TOXIQUE…
Il nous fait vivre dans l'excès : sur-consommation, sur-activité, manque de sommeil, etc.¤ Tout excès d'énergie donne de l'inflammation et des maladies de civilisation (diabètes, problèmes respiratoires, allergies, etc.). ¤ Tout excès d'agitation donne de l'anxiété, de l'excès de stress, des peurs récurrentes, des pertes de sens et des maladies de civilisation (burnout, dégradation importante de la santé mentale des populations “modernes”, etc.) ¤ Par exemple, notre patrimoine génétique est adapté pour supporter la carence de nourriture et ne l’ai pas du tout pour l’abondance ! La balance énergétique doit être neutre (c'est la différence entre les apports caloriques liés à notre alimentation et les dépenses caloriques liées au fonctionnement de l'organisme). C'est ce qui permet de revenir à une homéostasie naturelle. ¤ Par exemple, il y a en nous une exigence génétique de mouvements incompatible avec la sédentarité du mode de vie “moderne”.
Paleo-Sante
Les attentes liées à notre passé de chasseurcueilleur-nomade Attentes liées à notre passé - de chasseurs-cueilleurs nomades bipèdes depuis environ 2,5 millions d'années (Homo Habilis), - de singes-hominidés depuis environ 40 millions d'années ; et depuis environ 425 millions d'années pour les espèces qui sont sorties du monde aquatique… À l'échelle des temps géologiques, l'évolution conduit à des changements morphologiques, anatomiques, physiologiques et comportementaux des espèces. Sous l’influence de la sélection naturelle (meilleure chance de survie et de reproduction de l’espèce grâce à un nouveau trait héréditaire) ou par le fait de fluctuations aléatoires (dérive génétique), les espèces évoluent. Il faut remonter à des centaines de milliers d'années pour voir des évolutions notables de l'espèce humaine – Voir Wikipédia Homo sapiens Les “homo” ont toujours été des chasseurs-pêcheurs-cueilleurs nomades (ou semi-sédentaire). Le chasseur-cueilleur avait des activités physiques variées tout au long de sa journée. Il marchait entre 8 et 16 km par jour, pour chercher de la nourriture, chasser, se déplacer, etc. Un enfant était porté sur 1500 km durant les deux premières années de sa vie ! Les chasseurs-cueilleurs soulevaient, portaient, escaladaient, s’étiraient, bondissaient et faisaient toute chose qui était nécessaire à leur subsistance et à leur protection. Depuis 10'000 ans environ (seulement 0,005 % de 2,5 millions d'années), nous nous sommes sédentarisés et avons adopté un mode de vie nouveau : l'homme est passé alors d'une logique de prélèvement de ressources dans la nature à une logique de production de ressources par l'agriculture et l'élevage puis par l'industrie. Mais, c'est très peu à l'échelle de l'évolution d'une espèce. 10'000 ans ne sont pas suffisants pour permettre des grandes variations génétiques de l'espèce. humaine. (plus de détails… https: somato.fr/divers/Mode-de-vie-Chasseur-cueilleur.pdf sur le web) Certaines évolutions actuelles (allongement de l’espérance de vie, augmentation de la taille, baisse de la fertilité masculine et, pour les femmes, puberté plus précoce et ménopause plus tardive, etc.) sont à relier aux conditions de vie et sont réversibles à court terme si les dites conditions viennent à changer. C'est l'adaptation épigénétique : capacité qu'ont toutes les espèces de vie de s'adapter aux conditions changeantes de climat, de culture, etc. Ces changements n'induisent pas une évolution du génome, mais modifient simplement l'expression des gènes et peuvent être transmis à la descendance. Contrairement aux mutations qui affectent la séquence d'ADN, les modifications épigénétiques sont réversibles. Il y a par contre des microévolutions. Par exemple, l’apparition du lait et de ses dérivés depuis l’élevage et la sédentarisation a nécessité une mutation génétique pour en permettre la digestion. Aujourd'hui, soit 10 000 ans plus tard, 70 % de la population mondiale adulte est encore intolérante au lactose. Voir un document .pdf plus complet : https: somato.fr/divers/Intolerance-au-Lactose.pdf Pour l'espèce humaine, les conditions de vie ancestrales ont inscrit des “habitudes” de mode de vie : - La femme ancestrale, l'homme ancestral sont “reliés”. Il n'y a pas de frontière nette entre l'humain et le non-humain animal, végétal, minéral.
Le chasseur-cueilleur-nomade ne cherche pas à expliquer, à comprendre… d'abord, il voit, il ressent. Entre le monde naturel qui l'entoure et son monde intérieur, la frontière est très mince : relation au cosmos, à l'environnement, au monde intérieur (émotions, ressentis). Les humains sont en “connivence originelle avec les autres manifestations de la vie” (Claude Lévi-Strauss, anthropologue)
L'étude des derniers peuples premiers du XXème siècle montre des croyances très différentes de celles du monde occidental qui instaure une coupure entre l'homme et la nature, même un dualisme nature / humains. Par exemple, les Achuars étudiés par l'anthropologue Philippe Descola considèrent les non-humains comme des personnes. Ils passent leur vie à communiquer avec eux au travers des rêves ou d'incantations magiques. Ils perçoivent les animaux comme des beaux-frères et les végétaux comme des enfants.
A contrario notre mode de vie actuel n'est plus en accord avec ces attentes ancestrales : Chaque être humain moderne se considère comme un “Moi séparé” ; tout-puissant sur le vivant ; “maître et possesseur de la nature” ; un super-prédateur hautement dangereux pour l'équilibre général des écosystèmes.
D'où une prédation de tout le non-humain : élevages intensifs d'animaux, destruction de la faune sauvage terrestre et marine, destruction des espaces naturels et en particulier des forêts, exploitation sans limite des ressources du sous-sol, etc. D'où une domination-destruction de tous les autres humains jugés “non-civilisés” : chasse aux Indiens, aux peaux noires, ethnocide, colonisation, esclavage moderne, etc. D'où une exigence de + en + forte de rapidité, de performance, d'efficacité.D'où un mode de vie orienté vers le toujours +, toujours + vite qui s'accentue au fil des siècles…
D'où une approche intellectuelle débranchée du sensible, déconnectée du Voir. Primauté de la pensée. L'homme “moderne” cherche à expliquer, à comprendre et à transformer le monde suivant sa volonté. Plus cette capacité est grande et plus les humains inventent des concepts, se racontent des histoires et se mettent à vivre en fonction d'idées plutôt qu'en fonction de la réalité perçue. * Exemples : légendes, mythes, religions - dieux, idées : racisme, fascisme, liberté, démocratie, etc. * Exemple : Lénine puis Staline ou Mao ne font que plaquer (de force…) sur la réalité de leur pays des concepts issus de la pensée communiste. - Les humains du paléolithique prélèvent dans la nature qui les entoure ce qui leur est nécessaire et s'en satisfont. Ce qui représente peu de d'heures de travail quotidien (évalué par les ethnologues à 3 à 4 heures par jour !). Donc beaucoup de temps pour échanger, contempler, etc. - Ils vivent en petits groupes (environ une quinzaine d'adultes). Avant la sédentarisation du néolithique, la population mondiale est très dispersée et très faible (de 600'000 à 6-7 millions d'humains).
A contrario à notre époque : La croissance exponentielle de la population génère la vie urbaine, la promiscuité, la transmission des maladies et l'apparition de structures de pouvoir très hiérarchisées. La tyrannie du temps : la course permanente, l'apologie de la vitesse, la précipitation, le zapping mental qui nous font vivre à un rythme effréné conduisant au stress chronique.
- Ils ont parfois peur face aux animaux sauvages ou aux phénomènes atmosphériques violents. Ils peuvent être rapides, même très rapides, mais c'est seulement pour chasser… ou pour fuir le danger.
A contrario à notre époque : La multiplication des peurs liées aux fonctionnements complexes des sociétés occidentales modernes : peur de perdre son travail, ses biens, ses revenus, peur du chef, etc. - Vie en accord avec les horloges biologiques (rythme circadien) : repos la nuit et vie active le jour. - Activités variables suivant les saisons.A contrario à notre époque : La diminution du temps consacré au sommeil.
La vie nocturne et les heures passées le soir devant des écrans (très nocifs pour l'endormissement). - Vie au contact de la nature. - Vêtements permettant la respiration de la peau - Pas de sous-vêtements. A contrario à notre époque : La vie urbaine “hors-sol” - vêtements “collants”, souvent synthétiques. - Jeûne fréquent lié au manque de ressources alimentaires pendant des périodes plus ou moins longues. - Aliments dans leur état natif, c'est-à-dire, tels que la nature nous les fournit ; peu ou pas transformés. - Alimentation crue principalement, peu cuite, peu salée ; peu de céréales, de légumineuses ; peu de laitages. - Frugalité Voir : L'alimentation au paléolithique.pdf et Alimentation-prehistorique-JD-Vigne.pdf A contrario à notre époque : - L'excès alimentaire permanent : 3 repas par jour ou + ; grignotage. - Disparition du jeûne et des disettes. - Le repas varié : entrée, plat principal, fromages, dessert (ce mélange perturbe la digestion). - Une alimentation riche en énergie, sophistiquée, industrielle, excluant l'amer, avec un excès de sel, de sucre, de glucides (dont gluten), de laitages. - Aliments ultra-transformés. - Exercices physiques prolongés (les chasseurs-cueilleurs pouvaient marcher jusqu'à 15 heures par jour entre autres pour les besoins de la chasse) et Exercices physiques intenses (sprints, levées de charges, etc.). Donc un mode de vie extrêmement actif et physique - Mobilisation de toutes les parties du corps dans des positions très variées.
A contrario à notre époque : La sédentarité, le manque d'exercices physiques, d'où une atrophie musculaire, l'obésité, etc. - La consommation de médicaments et de produits cosmétiques. - Les femmes du Paléo ont un enfant tous les 3 ans environ. Les nomades attendent que l'enfant marche pour en avoir un autre. Ils transportent leurs enfants avec eux, maintenant un contact quasi permanent du bébé et de sa mère. La période d'allaitement est donc plus longue et le sevrage plus tardif.
A contrario à notre époque : Le sevrage précoce du bébé et l'absence de contact “corps à corps”. Pour résumer : le décalage entre ce à quoi notre organisme est adapté de par son évolution, et notre mode de vie d'aujourd'hui s’aggrave de + en +.Pourtant c'est bien un fabuleux héritage que nous ont légués les millions d'années d'évolution de l'espèce Homo sapiens (nous bénéficions aussi de l'évolution des espèces terrestres depuis 4 milliards d'années). Notre mode de vie moderne ne permet pas de bénéficier de cet héritage. Dans ce contexte de nombreux mécanismes d’autorégulation et d’autoguérison naturelle du corps (voir Homéostasie) sont soumis à rude épreuve (voir la généralisation de la sur-consommation, de la sur-activité, du manque de sommeil, des diabètes, des problèmes respiratoires, des allergies, etc.). Il faut noter que depuis l'apparition des différentes formes de sédentarisation, de nombreux groupes autochtones ont refusé cette évolution. Ils sont restés chasseurs-cueilleurs-nomades, refusant le contrôle étatique. Aujourd'hui encore, leur mode de vie a très peu évolué : au-delà des différences culturelles, ils pratiquent le mode de vie Paléo décrit dans ce site web. Ils ont gardé un rapport équilibré, un rapport d'interdépendance entre les humains et tout le nonhumain. Par exemple les aborigènes d'Australie, une fois acquises les techniques suffisantes pour survivre, pour subvenir à leurs besoins, ont investit dans d'autres domaines comme le spirituel, le symbolique, l'art, etc. Ils n'ont pas du tout suivi le même chemin évolutif que les Homo Sapiens d'Occident. Les peuples premiers sont cependant soumis à la confrontation au monde moderne qui attire les jeunes générations et génère des effets délétères : chômage, obésité, alcoolisme, drogue, etc.
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