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“Qu’est ce qu’un Kôan zen SHARES Pour certain la philosophie zen trouve son essence dans la résolution des kôan ces problèmes à l’apparence insoluble qui servent de prémisse à la méditation.

Mais qu’est ce qu’un kôan ? Les plus érudits diraient que le kôan, du japonais 公案 kôan signifiant littéralement « cas public », est une forme de pensée aporétique.

Mais qu’est ce qu’une question aporétique ? Une aporie (en grec aporia, absence de passage, difficulté, embarras) est une difficulté à résoudre un problème. C’est une contradiction insoluble dans un raisonnement qui se veut le plus intellectuel possible.

Exemples d’apories Voici un exemple que l’on trouve dans L’Étrange Histoire des quanta de Banesh Hoffmann :

— L’élève : « La lumière est-elle une onde ou une particule ? » — Le professeur : « Oui. »

Voici un autre exemple du philosophe de la Grèce antique Zénon qui s’efforçait de démontrer que le mouvement n’existe pas de façon objective.Voici quels étaient ses arguments pour démontrer ses propos : Achille et la tortue le rapide Achille ne peut pas rattraper une tortue parce que, tandis qu’il parcourt la distance qui le sépare de la tortue, celle-ci avance et franchit un nouvel intervalle, et ainsi de suite, à l’infini. Étant donné que la distance entre Achille et la tortue peut être divisée en un nombre infini de sections, elle ne sera jamais parcourue par Achille. La flèche immobile une flèche qui vole reste immobile parce que, à tout moment donné, elle se trouve à un point déterminé de l’espace; donc, à chaque instant, elle est au repos. Zénon alléguait d’autres arguments analogues. C’est en considérant à tort le mouvement comme une somme d’immobilités du corps dans l’espace, qu’il en arrive à le nier. Autre exemple d’aporie plus moderne le chat mort-vivant de Schrödinger : Imaginons qu’un chat soit enfermé dans une boîte avec un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif ; par exemple : un détecteur de radioactivité type Geiger, relié à un interrupteur provoquant la chute d’un marteau cassant une fiole de gaz mortel.

Si les probabilités indiquent qu’une désintégration a une chance sur deux d’avoir eu lieu au bout d’une minute, la mécanique quantique indique que, tant que l’observation n’est pas faite, l’atome est simultanément dans deux états (intact/désintégré). Or le dispositif installé dans la boîte lie l’état du chat (mort ou vivant) à l’état des particules radioactives, de sorte que le chat serait simultanément dans deux états (l’état mort et l’état vivant), jusqu’à ce que l’ouverture de la boîte (l’observation) déclenche le choix entre les deux états. Du coup, on ne peut absolument pas dire si le chat est mort ou non au bout d’une minute.

Et si nous revenions au Kôan ? Le kôan zen est donc, comme je vous l’expliquais, une forme d’aporie qui ne peut être résolue de manière intellectuelle.

Le méditant se doit de chercher à atteindre un état de non-pensée afin de se laisser pénétrer par une autre forme de connaissance intuitive.

Un kôan peut-être :

une question le compte-rendu d’une célèbre discussion entre deux maîtres du chan (ou zen). une histoire inspirante dont la morale n’est pas exprimée. Le kôan, dans sa forme traditionnelle, n’est pas une devinette, ni un mot d’esprit transmis par le maître au disciple. Ce n’est en aucun cas un jeu intellectuel mais plutôt un moyen de chercher en soi des réponses, de se forger une réflexion personnelle plus intuitive qui ne soit pas l’objet des limites de l’intellect.

La méditation active autour d’un ou plusieurs kôan permettrait d’ouvrir la voie vers l’éveil, ou satori, et dans certain cas permettait même de l’atteindre.

Exemples de kōan Un disciple ayant demandé au maître Joshu : « Un chien a-t-il la nature de Bouddha ? » Maître Joshu répondit : « Mu ! » « Quel est le son d’une seule main qui applaudit ? » Un moine demanda à Yunmen : « Qu’est ce que Bouddha ? », « Un bâton à merde ! » répondit Yunmen. Un moine demanda à Tung Shan : « Qu’est ce que Bouddha ? » Tung Shan répondit : « Trois livres de lin. » Le moine Xiang’yan dit : « Imaginez un homme sur un arbre. Il est accroché par les dents à une branche. Ses mains ne peuvent saisir la branche, et ses pieds n’atteignent pas le tronc de l’arbre. Sous l’arbre, quelqu’un lui demande, “Pourquoi Bodhidharma est-il venu de l’Ouest ?” Si l’homme ne répond pas du tout, il fait défaut au questionneur. Mais s’il répond, il tombe et se tue. Dans une telle situation, que doit-on faire ? » L’homme perché sur l’arbre extrait du Wumen guan (La passe sans porte) Un certain nombre de kôan ont été maintes fois commentés par des grands penseurs. Mais le commentaire ne fait pas comprendre le kōan : il en ouvre seulement la voie. C’est à chacun de comprendre, de vivre son kôan et de tirer sa propre conclusion.

Nous pouvons tous comprendre un accouchement mais seules les femmes ayant vécu l’accouchement de leur propre enfant comprenne ce qu’est vraiment le fait d’accoucher. Pour un kôan, c’est pareil. Vous devez le vivre et tirer vos propres conclusions par vous même.

Rien ne vous empêche d’en discuter mais au final la réponse doit venir de vous.

Source : wikipedia

Connaissez vous d’autres kôan ? Quel est votre préféré ?”

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  • Dernière modification : 2025/11/26 12:01
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