LA DOUCHE : CHAUDE LE MATIN, FRAÎCHE LE SOIR !

Pratiquer un effort physique au lever stimule la production de sérotonine, dopamine, ou encore endorphine, autant d’hormones qui diffusent une délicieuse sensation de bien-être et de sérénité, de tonicité, et de vigilance.

Et si le bon bain chaud du soir devenait lui aussi du matin ? L’eau chaude a des effets vasodilatateurs (je t’ai perdu là non ?). Cela veut simplement dire qu’elle dilate les vaisseaux sanguins, et donc active la circulation sanguine et dynamise les échanges chimiques. Ta température corporelle augmente ce qui entraine un effet excitant : pas vraiment optimal juste avant de dormir … En revanche, l’eau froide ralentit l’activité corporelle et le métabolisme et est une idée très interessante pour faciliter le sommeil.

Pas de panique, avec un peu de volonté, cela peut vite devenir une habitude très agréable (si si, crois mois :P).

« « On peut laver son corps, mais comment lave-t-on son esprit ? En transpirant ! » Haile Gebreselassie – Double champion Olympique du 10 000m

Administrée sous forme de douche, d'ablution, d'immersion, l'eau fraîche donne de la tonicité et de la souplesse aux muscles, de même qu'elle active les diverses fonctions de l'économie.

A la suite d'un exercice violent, elle met terme à la transpiration, délivre d'un sentiment de chaleur incommode et laisse une sensation agréable due, par dessus tout, à la réaction que son action même provoque.

Ces faits sont d'expérience.

La circonstance dominante réside dans la franchise de la réaction. Celle-ci dépend, et de la durée du contact du corps avec l'eau, et du degré de la température.

La durée du contact doit être courte. La température doit être froide. Mais, comme le fait remarquer le docteur BeniBarde, il importe de bien s'entendre sur la portée de ces qualificatifs chaud et froid appliqués à l'eau, en tant qu'agent hydrothérapique. Le moyen est de faire correspondre chacune de ces désignations usuelles : froide, fraîche, tiède, chaude etc., à une indication correlative de l'échelle thermométrique. Or, voici celles que M. Beni- Barde a adoptées dans la pratique :

De 8 à 12° l'eau est très froide, 12° à 16° froide 16° à 20° fraiche 20° à 25° dégourdie 23° à 26° tempérée ou tiède, 30° à 40° chaude, Au dessus de 40° très chaude.

L'âge et le tempérament influent également sur la franchise de la réaction, et dans la pratique des affusions (immersion, ablution ou douche), il y a lieu d'en tenir un compte très sérieux. Ainsi, les enfants se réchauffent avec plus de difficulté que les adultes; chez ceux-ci, le contact de l'eau, même à une température très basse, peut être sans inconvénient; mais, à la condition que, jeune et en parfaite santé, le sujet ne soit ni trop sanguin, ni trop nerveux; et l'exemple donné par le docteur Rouhet ne saurait être suivi impunément par tout le monde.

« Quant à nous, dit-il, nous avons employé l'immersion surtout l'hiver, alors que la température extérieure était très basse, 6 ou 7 degrés au-dessous de zéro, et nous nous sommes plongés tous les jours, pendant un mois, dans une petite rivière, le Dropt, affluent de la Garonne, à eau courante et suffisamment froide pour qu'elle fût recouverte d'une couche de glace sur presque toute son étendue. Toutes les fois que nous avons employé l'immersion dans ces circonstances, l'exercice gymnastique a été fait en plein air et pendant un temps suffisant pour que le corps fût très échauffé. Si la chaleur n'arrivait pas assez vite, je faisais de petites échappées de course en vitesse et je me jetais tout suant dans la rivière. Je n'y suis jamais resté plus de deux minutes, et je crois qu'ils serait très dangereux d'y demeurer plus longtemps. J'y séjournais habituellement dix à vingt secondes, quelquefois une demi-minute. Au début, au moment de l'immersion, voici ce que l'on éprouve: angoisse respiratoire très pénible; sensation de froid atteignant aussi bien les parties périphériques que les parties centrales du corps. Celui-ci, en même temps qu'il semble tout d'un coup diminué de volume, s'entoure d'une épaisse couche de vapeur d'eau aussitôt que l'immersion a cessé. La réation se fait toujours très bien; il faut dire que je l'ai toujours aidée par des frictions énergiques et une course rapide. La peau se couvre d'une rougeur uniforme très vive, dans les points qui ont été touchés par le gant en crin. Après l'opération, on éprouve la même sensation de bien-être et de chaleur qu'après la douche, et une insensibilité absolue à l'action de la température extérieure. » De même que les enfants, les gens sanguins se trouvent mieux des immersions, ablutions ou douches à l'eau fraîche (16 à 20 degrés centigrades) que du contact avec de l'eau à un degré inférieur.